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vendredi 4 avril 2014

Administration d’exenatide une fois par semaine versus insuline glargine pour le traitement du diabète de type 2 (DURATION-3) : résultats à 3 ans d’une étude ouverte et randomisée

Diabète: viande et produits laitiers augmentent le risque. (...) Une étude [des Drs Guy Fagherazzi et Françoise Clavel-Chapelon (Inserm)] établit le lien entre consommation importante de viande et de produits laitiers et augmentation du risque de diabète de type 2
Source iconographique et légendaire:  http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20131114.OBS5431/diabete-viande-et-fromages-augmentent-le-risque.html
Quand des patients atteints de diabète de type 2 commencent leur premier traitement administré par injections, les cliniciens peuvent choisir entre agonistes du récepteur au Glucagon-like Peptide-1 (GLP-1) et des insulines basales. L’étude DURATION-3 avait pour objet la comparaison entre exenatide administrée une fois par semaine et insuline glargine (glargine) comme premier traitement injectable. Ici, nous rendons rapport du suivi des résultats obtenus à 3 ans sur cette étude.

DURATION-3 était un essai ouvert et randomisé effectué entre le 13 mai 2008 et le 30 janvier 2012. Les patients atteints de diabète de type 2 âgés de 18 ans et plus ont été recrutés dans 72 sites situés dans le monde entier. Les patients étaient éligibles s’ils montraient un contrôle gylémique suboptimum (HbA1c 7.1-11.0% [54-97 mmol/mol] malgré l’administration de metformine seule à des doses maximales tolérables ou avec l’administration d’une sulfonylurée sur une période d’au moins 3 mois, un poids corporel stable sur une période d’au moins 3 mois, et un Indice de Masse Corporelle (IMC) de 25-45 kg/m2 (23-45 kg/m2 en Corée du Sud et à Taïwan). Les patients ont été répartis de manière aléatoire (1:1) à l’aide d’une séquence de randomisation générée par ordinateur avec un système de dialogue vocal interactif (par blocs de 4 patients, stratifiés par pays d’origine et traitement concomitant)  pour recevoir exenatide une fois par semaine (injection sous – cutanée de 2 mg) ou glargine une fois par jour (à doses croissantes pour atteinte des concentrations cibles), administrés en supplément de leur médication hypoglycémiante préexistante. Le paramètre primaire d’efficacité à trois ans était le changement en HbA1c à partir de la ligne de base chez les patients recevant au moins une dose de médicament désigné (c’est – à – dire analyses modifiées pour population en intention de traiter). À la fois les patients, les investigateurs, et les analystes de données avaient accès au tableau de randomisation. (…).

456 patients ont été soumis à randomisation et ont reçu au moins une dose de médicament désigné (233 ont reçu exenatide, 223 glargine). À 3 ans, les moyennes par les moindres carrés du changement en HbA1c était de -1.01% (Erreur Standard -ES- 0.07) dans le groupe exenatide versus -0.81% (0.07) dans le groupe glargine (différence par les moindres carrés -0.20%, ES 0.10, Intervalle de Confiance -IC- 95% de -0.39 à -0.02 ; p=0.03). Les évènements indésirables transitoires caractéristiques des agonistes au récepteur GLP-1 étaient plus fréquents avec exenatide qu’avec glargine (nausée : 36 [15%] patients sur 233 versus cinq [2%] patients sur 223 ; vomissements : 15 [6%] versus six [3%] ; diarrhée : 32 [14%] versus 15 [7%]), bien que la fréquence de ces évènements ait commencé à diminuer après la semaine 26 dans le groupe exenatide. La proportion de patients rapportant des évènements indésirables graves dans le groupe exenatide (36 patients [15%]) était le même que dans le groupe glargine (33 [15%]). Le taux ajusté en fonction de l’exposition à l’hypoglycémie était trois fois supérieur chez les patients recevant glargine (0.9 évènement par patient et par an) que chez ceux recevant exenatide (0.3 évènement par patient et par an).

L’efficacité de l’exenatide administrée une fois par semaine s’est maintenue au cours des trois ans de suivi d’étude. Les agonistes du récepteur GLP-1 pourrait être une option de traitement chez les patients atteints de diabète de type 2 qui n’ont pas encore commencé à prendre de l’insuline. Prof Michaela Diamant MD et al, dans The Lancet Diabetes & Endocrinology, publication en ligne en avant – première, 4 avril 2014

Financement : Amylin Pharmaceuticals et Eli Lilly


Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ