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mardi 1 avril 2014

Dolutegravir une fois par jour versus darunavir + ritonavir chez des adultes infectés par le virus VIH-1, n’ayant pas reçu d’antirétroviraux au préalable (FLAMINGO) : résultats à 48 semaines de l’étude de phase 3b randomisée et ouverte

Virus HIV. [Copyright Inserm, J.C. Chermann]
Les taux de résistance aux antirétroviraux observés chez les patients infectés au VIH-1 ont diminué entre 2004 et 2009. C'est ce que montre une équipe de l'inserm qui a suivi ces résistances chez plus de 500 patients en échec thérapeutique. Une bonne nouvelle, probablement liée à la mise en oeuvre directe des trithérapies.
Source iconographique et commentaire: http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/vih-1-moins-de-patients-resistants-aux-traitements
Le dolutegravir a montré sa non-infériorité par rapport à un inhibiteur de l’integrase et sa supériorité à un inhibiteur non nucléosidique de la reverse transcriptase (NNRT1). Dans l’étude FLAMINGO, nous avons comparé dolutegravir contre [darunavir + ritonavir] chez des sujets n’ayant pas reçu de traitement antirétroviral au préalable.

Dans cette étude multicentrique de non -infériorité de phase 3b, ouverte, des adultes infectés par le virus VIH-1 n’ayant pas reçu de traitement antirétroviral au préalable, montrant une concentration d’ARN du VIH-1 de 1000 copies par mL ou plus et aucune résistance au dépistage, ont été répartis de manière aléatoire (1:1) pour recevoir : soit dolutegravir à raison de 50 mg une fois par jour, soit darunavir + ritonavir à raison respectivement de 800 mg  et 100 mg une fois par jour, avec tenofovir-emtricitabine ou abacavir-lamivudine choisis par l’investigateur. La randomisation a été stratifiée par en fonction du titre d’ARN VIH-1 mesuré au dépistage (100 000 ou >100 000 copies par mL) et de la sélection par l’inhibiteur nucléosidique de la reverse transcriptase (NRT1). Le critère principal de mesure était la proportion de patients atteignant un titre d’ARN du VIH-1 inférieur à 50 copies par mL (algorithme instantané de la Food and Drug Administration [FDA]) à la semaine 48 avec une marge de non-infériorité de 12%. (…).

Le recrutement a commencé le 31 octobre 2011, et s’est achevé le 24 mai 2012 ; il a eu lieu dans 64 centres de recherche situés dans neuf pays dans le monde. Sur 595 patients dépistés, 484 patients ont été inclus dans l’analyse (242 dans chaque groupe). À la semaine 48, 217 (90%) patients recevant le dolutegravir et 200 (83%) patients recevant darunavir + ritonavir montraient un titre d’ARN du VIH-1 de moins de 50 copies par mL (différence après ajustement 7.1%, Intervalle de Confiance [IC] 0.9-13.2), avec une non – infériorité [évaluée par l’analyse secondaire pré-spécifiée] du dolutegravir plus importante (p=0.025). L’échec du traitement sur le plan virologique est survenu chez deux (<1%) patients dans chaque groupe ; nous n’avons enregistré aucune résistance émergente au traitement, dans aucun des groupes de patients. L’interruption de traitement dus aux évènements indésirables ou de sortie prématurée d’étude était moins fréquente dans le groupe dolutegravir (quatre [2%] patients) que dans le groupe darunavir + ritonavir (dix [4%] patients) et a contribué à la différence en termes de taux de réponse. Les événements indésirables les plus fréquemment rapportés étaient diarrhée (dolutegravir 41 [17%] patients versus darunavir + ritonavir 70 [29%] patients), nausée (39 [16%] versus 43 [18%]), et migraine (37 [15%] versus 24 [10%]). Les patients recevant le dolutegravir ont montré des niveaux de lipoprotéines de faible densité (LDL) de grade 2 ou plus significativement moins importantes (11 [2%] versus 36 [7%] ; p=0.0001).

Le dolutegravir administré une fois par jour s’est montré supérieur à [darunavir + ritonavir]. Le dolutegravir administré une fois par jour en combinaison avec une dose fixe de NRTIs représente une option de traitement nouveau efficace pour les patients infectés au VIH-1, n’ayant pas reçu de traitement au préalable. Dr Bonaventura Clotet MD et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 1er avril 2014


Financement : ViiV Healthcare et Shionogi & Co.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ