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vendredi 20 juin 2014

Risque d’effets tardifs dus au traitement des enfants nouvellement diagnostiqués avec leucémie lymphoblastique aigüe à risque standard : rapport de l’Étude de cohorte des Survivants à un Cancer Pédiatrique

Distribution de l'incidence des leucémies avec l'âge en Europe: évolution par période (années 1970s, 1980s, 1990s) dans les pays de l'est de l'Europe (Estonie, Bélarus, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Turquie) et dans les autres pays couverts par le systèpme ACCIS (Islande, Norvège, Danemark, Finlande, Grande Bretagne, Irlande, Allemagne, France, Suisse, Espagne, Italie, Malte) (d'après ACCIS, Steliarova-Foucher et coll., 2004)
Source iconographique et légendaire: http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/102/Chapitre_18.html
Le traitement des patients pédiatriques atteints de leucémie lymphoblastique aigüe a évolué dans le sens où les risques d’effets tardifs chez les survivants soignés suivant les protocoles actuels pourraient être différents de ceux que l’on notait il y a quelques décennies. Notre but était d’estimer les risques d’effets tardifs chez des enfants atteints de leucémie lymphoblastique à risque standard traités suivant les protocoles actuels.

Nous avons utilisé des données obtenues chez des membres de de l’Étude de cohorte des Survivants à un Cancer Pédiatrique (Childhood Cancer Study cohort dans le texte). L’Étude de cohorte des Survivants à un Cancer Pédiatrique est une étude multicentrique Nord – Américaine effectuée chez des survivants à 5 ans d’un cancer pédiatrique diagnostiqué entre 1970 et 1986. Nous avons inclus des membres e cette cohorte s’ils étaient âgés de 1.0 à 9.9 ans au moment du diagnostic de leucémie lymphoblastique aigüe et qu’ils recevaient un traitement correspondant aux protocoles à risque standard pour le traitement de leucémie aigüe lymphoblastique. Nous avons calculé les taux de mortalité et les taux de mortalité normalisés, stratifiés par sexe et temps de survie, après diagnostic de leucémie aigüe lymphoblastique. Nous avons calculé les ratios d’incidence standardisés ainsi que l’excès de risque absolu d’apparition de néoplasies nouvelles par la suite en fonction de l’âge, du sexe, des taux relevés par le Programme de Suveillance, d’Épidémiologie, et de Résultats Finaux (Surveillance, Epidemiology and End Results Program dans le texte). Les résultats ont été comparés avec une cohorte jumelle et avec la population générale des États-Unis d’Amérique.

Nous avons inclus 556 (13%) des 4329 sujets de la cohorte traités pour une leucémie lymphoblastique aigüe. La durée médiane de suivi des survivants 5 ans après le diagnostic était de 18.4 ans (tessiture : 0.0-33.0). 25 (5%) des 556 participants sont décédés (taux de mortalité standardisé 3.5, Intervalle de Confiance -IC- 95% 2.3-5.0). 16 (57%) décès était dus à des causes différentes de la leucémie lymphoblastique aigüe comme telle. Six (1%) survivants ont développé une néoplasie maligne par la suite (taux standardisé d’incidence 2.6, IC 95% 1.0-5.7). 107 participants (IC 95% 81-193) dans chaque groupe ont montré un besoin de suivi d’une année supplémentaire, pour observation d’un trouble de santé chronique supplémentaire dans le groupe survivants, en comparaison du groupe jumeau. 415 participants (376-939) dans chaque groupe ont montré un besoin de suivi d’une année supplémentaire du fait d’un trouble supplémentaire grave, menaçant la survie, ou fatal dans le groupe des survivants. Les survivants n’ont pas montré de différences pour ce qui est de leur niveau d’éducation atteint, du taux de mariage, ou d’indépendance de vie, en comparaison de leurs jumeaux.

La prévalence d’effets délétères observés chez des enfants traités pour une leucémie lymphoblastique aigüe standard est faible, cependant, un suivi à long terme par des praticiens spécialisés en soins de santé primaire est à recommander. Stefan Essig MD et al, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant - première, 20 juin 2014

Financement : National Cancer Institute, American Lebanese-Syrian Associated Charities, Swiss Cancer Research

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ