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mercredi 4 juin 2014

Simeprevir avec PEG-interferon alfa 2a ou 2b + ribavirin chez des patients infectés par le virus à hépatite C chronique de génotype 1 et n’ayant jamais reçu de traitement

Virus de l'hépatite C (HCV). Analyse en microscopie électronique du processus autophagique dans les cellules humaines hépatiques.
Source iconographique et légendaire: http://www.inserm.fr/tout-en-images/virus-de-l-hepatite-c
Les programmes de traitement à base de PEG-interferon (peginterferon) alfa 2a ou 2b + ribavirin représentaient des standards de soins apportés aux patients atteints d’infections au virus de l’hépatite C (HCV) ; toutefois, une réponse virale soutenue peut l’être de manière sous-optimale chez des patients atteints d’infection au virus HCV de genotype1. L’efficacité, la sécurité, et la tolérance de la combinaison du simeprevir, sous forme de comprimé d’inhibiteur de protéase NS3/4A à prise monoquotidienne per os par jour versus placebo,  plus [peginterferon alfa 2a ou 2b plus ribabirin] a été étudié chez des patients infectés au virus HCV de génotype1 et n’ayant jamais reçu de traitement anti-virus HCV.

Dans l’étude de phase 3 QUEST-2, effectuée dans 76 sites situés dans 14 pays (Europe, et Amérique du Nord et du Sud), des patients atteints d’infection au virus HCV de genotype 1 et aucun historique de traitement pour infection HCV ont été répartis de manière aléatoire selon une séquence d’allocation générée par ordinateur avec un ratio de 2:1 et stratifiés par sous – type de HCV de génotype 1 et de génotype hôte IL28B pour recevoir simeprevir (150 mg une fois par jour per os), peginterferon alfa 2a (180 μg une fois par semaine par injection sous-cutanée) ou 2b (selon le poids corporel ; 50 μg, 80 μg, 100 μg, 120 μg ou 150 μg, par voie sous-cutanée), plus ribavirin (1000-1200 mg/jour ou 800-1400 mg/jour per os ; groupe simeprevir) ou placebo (une fois par jour per os), peginterferon alfa 2a ou 2b, plus ribavirin (groupe placebo) pendant 12 semaines, suivi de peginterferon alfa 2a ou 2g plus ribavirin.
La durée totale de traitement était de 24 semaines ou de 48 semaines (groupe simeprevir), sur la base des critères de traitement axés sur la réponse (c’est-à-dire HCV RNA <25 IU/mL non détectable ou détectable à la semaine 4 et non détectable à la semaine 12) ou à 48 semaines (placebo). Ni les patients, ni le personnel de l’étude, ni le sponsor n’avaient accès au tableau de randomisation. Le critère d’efficacité principal était l’observation d’une réponse virale soutenue à 12 semaines après la date planifiée de fin de traitement (SVR 12). Les analyses ont été effectuées par intention de traiter (…). Les résultats de l’analyse primaire (SVR12, semaine 60) sont présentés ici.

209 (81%) des 257 patients du groupe simeprevir et 67 (50%) des 134 patients du groupe placebo ont montré une SVR12 (différence après ajustement 32.2%, Intervalle de Confiance -IC-95% 23.3-41.2 ; p<0.0001). Les incidences en matière d’événements indésirables étaient similaires dans les groupes simeprevir et placebo à 12 semaines (246 [96%] versus 130 [97%]), de même que sur la durée totale du traitement (249 [97%] versus 132 [99%]), abstraction faite du type de peginterferon administré. Les événements indésirables les plus fréquents étaient migraine, fatigue, pyrexie, et pathologie grippale à 12 semaines (95 [37%] versus 45 [34%], 89 [35%] versus 52 [39%], 78 [30%] versus 48 [36%], et 66 [26%] versus 34 [25%], respectivement) et pour le traitement sur sa durée complète (100 [39%] versus 49 [37%], 94 [37%] versus 56 [42%], 79 [31%] versus 53 [40%], et 66 [26%] versus 35 [26%] respectivement). Les fréquences observées des éruptions cutanées et des cas de photosensibilité étaient plus élevées dans le groupe simeprevir que dans le groupe placebo (61 [24%] versus 15 [11%] et dix [4%] versus un [<1%], respectivement). Il n’y a pas eu de différence de prévalence pour ce qui est des anémies entre les groupes simeprevir et placebo (35 [14%] versus 21 [16%], respectivement, à 12 semaines, et 53 [21%] versus 37 [28%], respectivement, pendant toute la durée du traitement).

L’addition de simeprevir à peginterferon alfa 2a ou peginterferon alga 2b plus ribavirin a amélioré la SVR chez les patients atteints d’infection HCV de génotype 1 n’ayant pas reçu de traitement anti-HCV au préalable, sans amplifier les événements indésirables connus associés au peginterferon alga plus ribavirin. Prof. Michael Manns MD, dans The Lancet, publication en ligne en avant – première, 4 juin 2014


Financement : Janssen Infectious Diseases-Diagnostics

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ