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vendredi 11 juillet 2014

Traduction erronée des gènes en protéines : processus allié ou ennemi ?

Toutes premières étapes de l'initiation de la traduction.
Source iconographique et légendaire: http://biochimej.univ-angers.fr/Page2/COURS/7RelStructFonction/2Biochimie/1SyntheseProteines/1SyntheseProt.htm
La traduction des gènes en protéines fonctionnelles est souvent entachée d’erreurs. Une traduction erronée est une cause connue de maladie, toutefois, étonnamment, de récentes études suggèrent que certains organismes issus de toutes les branches connues de l’arbre de l’évolution du vivant ont développé diverses voies de signalisation leur permettant d’augmenter leur tolérance à l’erreur dans le processus de traduction des séquences codantes des gènes en protéine. Bien que les raisons de ces taux élevés d’erreurs ne soient pas encore connues, des évidences suggèrent qu’une augmentation du taux de traduction erronée pourrait jouer un rôle dans la génération de la diversité  au sein du protéome et d’autres fonctions adaptatives. Le fait est que les taux d’erreurs sont soumis à régulation, et qu’il apparaît que le taux optimal de traduction erronée varie selon les organismes et les conditions environnementales. Des avancées dans les interrogations non biaisées sur les types d’erreurs et des expériences impliquant  des espèces sauvages pourraient aider à la compréhension des rôles potentiellement adaptatifs des erreurs de traduction des gènes en protéines. Lluís Ribas de Pouplana et al, dans Trends in Biochemical Sciences - 1065, publication en ligne en avant – première, 8 juillet 2014


Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ