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jeudi 25 septembre 2014

Temps de travail, situation socioéconomique, et risque de diabète de type 2 : méta – analyse à partir de données publiées et non publiées provenant de 222 120 sujets

La pathologie initiale, chez les diabétiques de type II, est donc une hyperglycémie chronique: après un repas, la hausse du taux d'insuline a normalement pour effet de stimuler la consommation de glucose par les cellules de l'organisme. Ceci permet de ramener la glycémie à une valeur moyenne. Mais l'insuline n'ayant plus d'effet chez ces diabétiques, la glycémie reste élevée.
Source iconographique et légendaire:  http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossiers/diabete/type_II/type_II.htm
Un temps de travail élevé pourrait avoir des effets délétères sur la santé ; il reste toutefois incertain que cela soit vrai dans tous les groupes socioéconomiques. Dans cette méta-analyse stratifiée selon la situation socio-économique, nous avons poursuivi nos investigations sur l’impact du temps de travail comme facteur de risque de diabète de type 2.

Nous avons identifié quatre études publiées par une recherche systématique de la littérature dans les bases de données PubMed et Embase jusqu’au 30 avril 2014. Les critères d’inclusion de l’étude étaient : publication en langue anglaise ; étude prospective (étude de cohorte) ; étude de l’effet du temps de travail ou des heures supplémentaires de travail ; début d’un diabète comme critère d’évaluation d’étude ; les risques relatifs ; les rapports de cote probabiliste ; ou hazard ratios (HRs) avec Intervalle de Confiance de 95% [IC95%], ou une information suffisante pour calculer ces estimations. Nous avons également utilisé des données individuelles non – publiées de 19 études de cohortes extraites de méta-analyses de données de participation individuelle de patients de confédérations de travailleuses et de travailleurs et de données d’archives en libre accès. L’estimation des effets – à partir d’études publiées et de données non publiées relevées chez 222 120 femmes et hommes des États-Unis, Europe, Japon, et Australie – a été obtenue par fusion avec la méta – analyse des effets aléatoires.

Sur un total de 1.7 millions de personnes – années à risque, 4 963 sujets ont développé un diabète (incidence de 29 pour 10 000 personnes – années). Le rapport de risque minimalement affiné d’un temps de travail long (≥ 55 h) en comparaison d’un temps de travail standard (35-40h) était de 1.07 (IC 95% 0.89-1.27, différence d’incidence de trois cas pour 10 000 personnes années), avec une hétérogénéité significative dans les estimations études – spécifiques (I2=53%, p=0.0016).
Dans une analyse stratifiée par situation socioénconomique, l’association entre temps de travail élevé et diabète était évident dans le groupe à situation socioéconomique faible (rapport de risque 1.29, IC 95% 1.06 – 1.57, différence d’incidence de treize cas pour 10 000 personnes – années, I2=0%, p=0.4662), mais nulle dans le groupe à situation socioéconomique élevée (1.00, IC 95% 0.80-1.25, différence d’incidence de zéro pour 10 000 personnes – années,  I2=15%, p=0.2464).
L’association dans le groupe à situation socioéconomique faible était forte pour ce qui est de l’ajustement pour l’âge, le sexe, l’obésité, l’activité physique, et était encore présente après exclusion des travailleurs de quart.

Dans cette méta-analyse, le lien entre temps de travail long et diabète de type 2 était apparent seulement chez les sujets à situation socioéconomique faible. Prof Mika Kivimäki PhD et al, dans The Lancet Diabetes & Endocrinology, publication en ligne en avant – première, 25 septembre 2014

Financement :   Medical Research Council, European Union New and Emerging Risks in Occupational Safety and Health research programme, Finnish Work Environment Fund, Swedish Research Council for Working Life and Social Research, German Social Accident Insurance, Danish National Research Centre for the Working Environment, Academy of Finland, Ministry of Social Affairs and Employment (Netherlands), Economic and Social Research Council, US National Institutes of Health, and British Heart Foundation.


Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ