Nombre total de pages vues

mercredi 1 octobre 2014

#diabète #25(OH)D #SNP Association entre 25-hydroxyvitamine D circulante et déclenchement d’un diabète de type 2 : étude de randomisation mendélienne

Récepteur de la vitamine D: première observation 3D en intégralité
Source iconographique et légendaire:  http://presse-inserm.fr/recepteur-de-la-vitamine-d-premiere-observation-3d-en-integralite/2267/
De faibles concentrations circulantes de 25-hydroxyvitamine D (25[OH]D) - un marqueur du niveau de vitamine D circulante - sont associées à un risque de diabète de type 2 augmenté ; il reste toutefois que les relations causales dans cette association restent à démontrer. Notre but était d’estimer la relation causale non biaisée entre la concentration en 25(OH)D et le risque de diabète de type 2 à l’aide d’une approche non mendélienne.

À partir de diverses sources de données relatives à des populations de descendance européenne, - des cas et des non-cas de diabète de type 2 - nous avons entrepris une analyse sur randomisation mendélienne à l’aide de polymorphismes mononucléotidiques (SNPs) au sein de, ou à proximité de quatre gènes liés à la synthèse et au métabolisme de 25(OH)D : DHCR7 (relié à la synthèse de la vitamine D), CYP2R1 (25-hydroxylation hépatique), DBP (aussi connu sous la dénomination GC, impliquée dans le transport de 25[OH]D), et CYP24A1 (catabolisme de 25[OH]D).
Nous avons étudié chaque SNP pour ce qui est d’une association avec la concentration circulante de 25(OH)D (5 449 non-cas ; deux études), risque de diabète de type 2 (28 144 cas, 76 344 non-cas ; cinq études), et paramètres propres à la glycémie (glycémie à jeun, glycémie à 2h après bolus de glucose lors d’un test oral de tolérance, insulinémie et concentrations en HbA1c à jeun ; 46 368 non-cas –sujets issus de la Méta-Analyse du Consortium relatif au Domaine des Paramètres Glucose/Insuline).
Nous avons combiné ces associations selon une méthode d’analyse de randomisation mendélienne reposant sur la probabilité pour estimer la relation causale entre les concentrations en 25(OH)D et le diabète de type 2 et paramètres glycémiques associés, et les avons comparé avec une méta-analyse de données d’études observationnelles (8 492 cas, 89 698 non-cas ; 22 études) d’évaluation de l’association entre la concentration en 25(OH)D et le diabète de type 2.

Tous les quatre SNPs étaient associés avec les concentrations en 25(OH)D (p<10-6). L’odds ratio non biaisé pour le diabète de type 2 dérivé de la randomisation mendélienne était de 0.93 (Intervalle de Confiance [IC] 95% 0.77 –1.13 ; p=0.46) par tranche de 25 nm/L (1 Déviation Standard [SD] de baisse de concentration en  25(OH)D. Le risque relatif correspondant (potentiellement non biaisé) évalué à partir de méta - analyses de données d’études observationnelles était de 1.22 (1.16-1.29 ; p=3.5 x 10-14). Les estimations des paramètres glycémiques associés dérivées de la randomisation mendélienne n’étaient pas significatifs (p>0.25).

L’association entre concentration en 25(OH)D et diabète de type 2 ne montre vraisemblablement pas de lien de causal. Les tentatives d’augmenter les concentrations en 25(OH)D chez les patients pourraient ne pas diminuer le risque de diabète de type 2, contrairement à ce à quoi on pouvait s’attendre sur la base de données observationnelles. Ces résultats suggèrent la poursuite de futures investigations permettant d’identifier la facteurs augmentant les concentrations en 25(OH)D et pouvant également faire diminuer le risque de diabète de type 2. Zheng Ye PhD et al, dans The Lancet Diabetes & Endocrinology, publication en ligne en avant - première, 1er octobre 2014

Financement :  UK Medical Research Council Epidemiology Unit and European Union Sixth Framework Programme

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ