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mercredi 28 janvier 2015

#thelancethaematology #lymphomeNKT #TEP/CT #radiochimiothérapie #critèrededeauville Stratification du risque sur la base du critère de Deauville à partir de données de TEP/CT et la présence du virus Epstein-Barr après arrêt du traitement primaire d’un lymphome NK/T extraganglionnaire de type nasal : analyse multicentrique rétrospective

Lymphome NKT des fosses nasales
Source iconographique:  http://www.pathologyoutlines.com/caseofweek/case2007101image3.jpg
L’évaluation de la viabilité tumorale après traitement est essentielle pour la prédire un échec du traitement chez des patients atteints de lymphome NK/T extraganglionnaire (ENKTL). Notre but était d’évaluer l’utilisation du critère de Deauville sur les données de TEP/CT et de l’ADN du virus d’Eptstein-Barr comme prédicteurs de tumeur résiduelle, pour établir le risque d’échec de traitement chez des patients nouvellement diagnostiqués d’un ENKTL.

À l’aide d’une analyse rétrospective de données de patients, nous avons évalué la pertinence pronostique du score de Deauville (échelle à cinq degrés) à partir des données de TEP/CT et d’ADN du virus d’Epstein-Barr circulant après arrêt du traitement chez des patients consécutifs atteints de ENKTL qui satisfaisaient aux critères d’éligibilité (nouvellement diagnostiqués et recevant une chimiothérapie sans anthracycline, radiochimiothérapie en association, ou les deux ensemble) diagnostiqués au Centre Médical Samsung de Séoul, Corée du Sud. L’objectif principal était d’évaluer l’association entre la survie sans progression de la maladie et la stratification du risque, sur la base du score de Deauville post-traitement et de l’ADN du virus Epstein-Barr. À l’aide d’une cohorte indépendante constituée de patients provenant de deux hôpitaux différents (Hong Kong et Singapour), nous avons validé la valeur pronostique de notre modèle de risque.

Nous avons inclus 102 patients diagnostiqués d’un ENKTL entre le 6 janvier 2005 et le 18 novembre 2013, dans une cohorte de validation d’étude. À la suite d’un suivi d’une durée médiane de 47.2 mois (Intervalle Interquartile – IQR 30.0-65.5), 45 (44%) patients ont présenté un échec au traitement et 33 (32%) patients étaient décédés. Le score de Deauville post – traitement et un résultat positif au test d’ADN du virus d’Epstein-Barr étaient indépendamment associés à une survie sans progression et une survie globale dans l’analyse multivariée (pour un score de Deauville post-traitement de 3-4, hazard ratio [HR] 3.607, Intervalle de Confiance [IC] 95% 1.772-7.341, analyse univariée : p < 0.0001 ; pour la positivité du test ADN du virus d’Epstein-Barr, HR de survie sans progression 3.595, IC 95% 1.598-8.089, analyse univariée p < 0.0001). Nous avons stratifié les patients en trois groupes, sur la base du risque d’échec au traitement : groupe à risque faible (négativité du test ADN du virus d’Epstein-Barr et Score de Deauville post-traitement de 1-2), un groupe à risque élevé (négativité du test ADN du virus d’Epstein-Barr post-traitement avec un Score de Deauville de 3-4, ou test positif du test ADN du virus d’Epstein-Barr avec Score de Deauville de 1-2), et groupe échec du traitement (Score de Deauville de 5 ou test ADN positif du virus d’Epstein-Barr avec Score de Deauville de 3-4). Ce modèle de risque a montré une association significative avec les données de survie sans progression (pour risque faible versus risque élevé, HR 7.761, IC 95% 2.592-23.233, p<0.0001 ; pour risque faible versus échec, HR 18.546, IC 95% 5.997-57.353, p<0.0001). La validation de cohorte a montré les mêmes  associations (pour risque faible versus risque élevé, HR 22.909, IC 95% 2.850-184.162, p=0.003 ; pour risque faible versus échec, HR 50.652, IC 95% 6.114-419.610, p<0.0001).

Le score de Deauville post-traitement sur données TEP/CT et présence de l’ADN du virus d’Epstein-Barr peut prédire le risque d’échec de traitement chez les patients atteints de ENKTL. Nos résultats pourraient aide à la décision dans la pratique clinique. Prof Seok Jin Kim MD et al, dans The Lancet Haematology, publication en ligne en avant – première, 27 janvier 2015

Financement : Institut Samsung de Recherche Biomédicale

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ  
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