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jeudi 2 avril 2015

#thelancetoncology #lymphome #LDGCB #tomodensitométrie #cellulesB #biomarqueur #ADN #ADNtumoral ADN tumoral circulant et monitorage de la tomodensitométrie CT chez des patients atteints de lymphome diffus à grandes cellules B : étude de corrélation entre biomarqueurs

Clichés à grossissement progressif d'une biopsie de patient atteint de lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB)
Source iconographique et légendaire: http://www.medicinanet.com.br/m/conteudos/acp-medicine/5549/linfomas_%E2%80%93_kieron_dunleavy_wyndham_h_wilson.htm
Le lymphome diffus à grandes cellules B est une maladie curable, toutefois, quand le traitement échoue, il n’y a que peu d’options possibles. Bien que l’imagerie puisse aider à l’identification des patients à risque d’échec, elle est souvent imprécise, et une exposition à des radiations reste une démarche à risque pour la santé. Notre but était d’évaluer si l’ADN tumoral circulant codant pour une séquence clonée de gène d’immunoglobuline pouvait être détecté dans le sérum de patients atteints de lymphome diffus à grandes cellules B, et être utile pour prédire la récidive clinique d’une maladie après traitement de première ligne.

Nous avons utilisé une technique de séquençage d’ADN d’avant-garde pour l’analyse rétrospective de l’ADN tumoral circulant chez des patients assignés à l’un des trois protocoles de traitements entre le 8 mai 1993 et le 6 juin 2013. Les patients éligibles étaient atteints de lymphome diffus à grandes cellules B, ne présentaient pas d’évidence  de lymphome indolent, et n’avaient pas reçu de traitement au préalable. Nous avons obtenu une série d’échantillons de sérum et de données de tomodensitométrie à des moments spécifiques au cours de la majorité des cycles de traitement, et ce jusqu’à 5 années de suivi. Les segments VDJ des gènes réarrangés du récepteur aux Immunoglobulines ont été amplifiés et séquencés à partir d’échantillon prélevés avant traitement et l’ADN tumoral circulant codant pour les réarrangements VDJ a été quantifié.

Différents types de clones tumoraux ont été identifiés dans des échantillons prélevés avant traitement chez 126 patients qui ont été suivis pour une durée médiane de 11 ans (Intervalle interquartile [IQR] 6.8 - 14.2). Le monitorage intermédiaire de l’ADN tumoral circulant - à la fin des deux cycles de traitement – indiquait une progression de 41.7% (Intervalle de Confiance [IC] 95% 22.2-60.1) chez des patients présentant un ADN circulant détectable et de 80.2% (69.6-87.3) chez ceux sans ADN tumoral détectable (p<0.0001). L’ADN tumoral circulant détectable intermédiaire présentait une valeur prédictive de 62.5% (IC 95% 40.6-81.2) et une valeur prédictive négative de 79.8% (69.6-87.8). Le monitorage de surveillance de l’ADN tumoral circulant a été effectué chez 107 patients présentant une rémission complète. Le modèles des risques proportionnels de Cox a montré que le hazard ratio relatif à la progression clinique de la maladie était de 228 (IC 95% 51-1022) chez les patients ayant développé au cours de la période de surveillance un ADN tumoral circulant détectable, en comparaison des patients présentant un ADN tumoral circulant non détectable (p<0.0001). L’ADN tumoral circulant mesuré pendant la période de surveillance avait une valeur prédictive positive de 88.2% (IC 95% 63.6-98.5) et une valeur prédictive négative de 97.8% (92.2-99.7) ainsi qu’un risque identifié de récidive à une médiane de 3.5 mois (de 0 à 200) avant l’évidence d’une maladie « clinique » - à symptômes visibles -.

L’ADN tumoral circulant mesuré pendant la période de surveillance permet d’identifier les patients à risque de récidive avant l’émergence d’évidences cliniques de maladie chez la plupart des patients ; il en résulte une diminution du fardeau de récidive de cette maladie. La mesure de l’ADN tumoral circulant au moment intermédiaire de la période de suivi représente donc un biomarqueur prometteur d’identification des patients à haut risque d’échec de traitement. Marc Roschewski, MD, et al, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant – première, 1er avril 2015

Financement : National Cancer Institute et Adaptative Biotechnologies

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ   

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