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lundi 28 septembre 2015

#thelancet #dépressionsujetâgé #aripiprazole Efficacité, sécurité et tolérance d’une pharmacothérapie aripiprazole additionnelle chez des sujets dépressifs âgés résistants aux traitements : essai randomisé en double aveugle contrôlé par placebo

Facteurs de risques de dépression chez le sujet âgé
Source:   http://www.revmed.ch/rms/2009/RMS-216/La-depression-du-sujet-age
Les dépressions majeures résistantes aux traitements sont communes et représentent des maladies potentiellement mortelles chez les personnes âgées, à propos desquelles on ne sait que peu sur les bénéfices et risques d’une pharmacothérapie additionnelle. Notre but était d’étudier si l’aripiprazole est associée à une probabilité plus élevée de rémission que le placebo.

Nous avons effectué un essai randomisé en double aveugle et contrôlé par placebo dans trois centres situés aux États-Unis et au Canada, afin d’évaluer l’efficacité et la sécurité de l’administration additionnelle d’aripiprazole chez des adultes de plus de 60 ans atteints de dépression résistante aux traitements (score à l’échelle Montgomery Asberg Depression Rating  (MADRS) 15). Les patients n’atteignant pas le stade de rémission au cours d’un essai préliminaire d’administration de venlafaxine à libération prolongée (150-300 mg/jour) ont été répartis de manière aléatoire (1:1) pour recevoir l’aripiprazole en traitement additionnel (dose cible de 10 mg [maximum 15 mg] / jour) ou le placebo pendant 12 semaines. Le critère principal d’évaluation de l’essai était la rémission, défini par un score MADRS de 10 ou moins (et d’au moins de 2 points inférieur au score relevé au début de la phase randomisée), mesuré lors des deux visites finales consécutives de l’essai. L’analyse de l’essai a été effectuée sur population en intention de traiter. (…).

Entre le 20 juillet 2009 et le 30 décembre 2013, nous avons recruté 468 participants éligibles, dont 181 (39%) n’ont pas présenté de rémission et ont donc été inclus pour recevoir l’aripiprazole (n=91) ou le placebo (n=90). Une proportion plus importante de patients du groupe aripiprazole ont atteint le stade de rémission que dans le groupe placebo (40 [44%] versus 26 [29%] participants ; odds ratio [OR] 2.0 [Intervalle de Confiance -IC- 95% 1.1-3.7], p=0.03 (...). L’akathisie était l’événement indésirable relevé sous aripiprazole le plus fréquent (rapporté chez 24 [26%] des 91 participants du groupe aripiprazole versus un [1%] sur 90 chez les participants du groupe placebo). En comparaison avec le placebo, l’aripiparazole était aussi associée avec une prévalence augmentée de Parkinsonisme (15 [17%] sur 86 versus deux [2%] sur 81 participants), mais pas en ce qui concerne les idées suicidaires dues au traitement (13 [17%] sur 86 versus 19 [29%] sur 65 participants) ou d’autres variables de sécurité évaluées.

Chez les adultes âgés de de 60 ans ou plus, qui n’ont pas atteint le stade de rémission de leur dépression avec un traitement de première intention, l’addition d’aripiprazole est efficace pour atteindre le stade de rémission. Les cas d’intolérance ont inclus des cas d’akathésie et de Parkinsonisme. Prof Eric J Lenze, MD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 27 septembre 2015

Financement: National Institute of Mental Health, UPMC Endowment in Geriatric Psychiatry, Taylor Family Institute for Innovative Psychiatric Research, National Center for Advancing Translational Sciences, et the Campbell Family Mental Health Research Institute.


Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ