Nombre total de pages vues

mardi 20 octobre 2015

#thelancetneurology #maladiedeparkinson #douleur #oxycodone-naloxone Oxycodone-naloxone à libération prolongée comme traitement de la douleur sévère chez les patients atteints par la maladie de Parkinson (PANDA) : étude randomisée en double – aveugle, contrôlée par placebo

Les troubles moteurs sont souvent à l'avant-plan de la maladie de Parkinson. Cependant plus de la moitié des patients vont également se plaindre de douleurs. (...).
Source iconographique et légendaire: http://fr.medipedia.be/parkinson/news_parkinson-douleur_368
La douleur est un symptôme non-moteur fréquent dans la maladie de Parkinson. Nous avons étudié l’efficacité analgésique d’un traitement par oxycodone – naloxone (OXN PR) à libération prolongée chez des patients atteints par la maladie de Parkinson accompagnée de douleurs chroniques et sévères.

Nous avons effectué cette étude de phase 2 dans 47 centres de soins secondaires en République Tchèque, Allemagne, Hongrie, Pologne, Roumanie, Espagne, et au Royaume – Uni. Nous avons recruté des patients atteints par la maladie de Parkinson (de stade II à IV sur l’échelle de Hoehn et Yahr), accompagnée de d’au moins un type de douleur sévère avec un score de douleur sur 24 h d’au moins 6 (évalué sur une échelle de 0 à 10 : 0 = pas de douleur à 10 = douleur la plus intense que l’on puisse imaginer). Les participants ont été répartis de manière aléatoire (1:1) par blocs de quatre à l’aide d’un système automatisé validé, pour recevoir soit OXN PR per os ou le placebo pendant pendant 16 semaines (dose d’oxycodone : 5 mg et de naloxone : 2.5 mg au départ, deux fois par jour). Ni les patients ni les investigateurs n’avaient accès au tableau de randomisation. Le critère principal d’évaluation était le score moyen de douleur sur 24 h à 16 semaines, analysé sur la population totale de patients. (…).

Nous avons recruté 202 patients ; 93 ont été assignés pour recevoir OXN PR et 109 pour recevoir le placebo ; l’analyse de la population totale a été réalisée sur 88 patients versus 106 patients. L’estimation moyenne des moindres carrés  du score moyen de douleur sur 24 h à 16 semaines sur la population totale analysée était de 5.0 (Intervalle de Confiance [IC] 95% de 4.5 à 5.5) dans le groupe OXN PR versus 5.6 (de 5.1 à 6.0) dans le groupe placebo (différence : -0.6, IC 95% de -1.3 à 0.0 ; p=0.058). Une proportion similaire de patients dans chaque groupe a présenté des évènements indésirables (60/92 [65%] versus 76/109 [70%]), évènements indésirables liés au traitement (52/92 [57%] versus 62/109 [57%]), et évènements indésirables graves (5/92 [5%] versus 7/109 [6%]). Les nausées dues au traitement étaient plus fréquentes dans le groupe OXN PR que dans le groupe placebo (16/92 [17%] versus 10/109 [9%]), de même que la constipation (16-92 [17%] versus 6/109 [6%]).

Le critère principal d’évaluation, analysé sur la population totale à la semaine 16, n’était pas significatif. Toutefois, les résultats de cette étude mettent en lumière l’efficacité potentielle de OXN PR chez les patients souffrant de douleurs liées à la maladie de Parkinson et pourrait justifier de futures recherches dans ce contexte.  Prof Claudia Trenkwalder, MD, et al, dans The Lancet Neurology, publication en ligne en avant-première, 19 octobre 2015

Financement : Mundipharma Research

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ