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mardi 10 novembre 2015

#thelancetoncology #cancerdelaprostate #STHLM3 #PSA Dépistage du cancer de la prostate chez des hommes âgés de 50 à 69 ans (STHLM3) : étude prospective de diagnostic basée sur la population

Prostate humaine : marquage immunohistochimique de l'antigène prostatique spécifique avec NCL-PSA-431. Notez le marquage cytoplasmique intense des cellules épithéliales glandulaires. Coupe en paraffine.
Source iconographique et légendaire:http://www.leicabiosystems.com/fr/ihc-ish/reactifs-novocastra/anticorps-primaires/detail
s/product/prostate-specific-antigen/ 
Le test de l’antigène prostatique spécifique (PSA) est utilisé dans le dépistage du cancer de la prostate, mais son taux élevé de faux positifs se traduit par des biopsies de la prostate inutiles et un surdiagnostic de cancers de la prostate à risque faible. Notre but était de développer et de valider un modèle d’identification de cancer de la prostate à risque élevé (score de Gleason de 7 ou plus) à l’aide d’un test plus fiable que celui défini par le dépistage par la mesure des niveaux de PSA.

L’étude Stockholm 3 (STHLM3) est une étude de diagnostic et de dépistage prospectif par paires, basée sur la population, effectuée chez des hommes de 50 à 69 ans non atteints par le cancer de la prostate, invités par les services en charge du Registre Suédois de la Population du Ministère des Finances du Royaume de Suède. Les hommes atteints de cancer de la prostate au recrutement étaient exclus de l’étude. Le modèle STHLM3 prédéfini (une combinaison de biomarqueurs plasmatiques [PSA, PSA libre, PSA intact, Hk2, MSMB, MIC1], de polymorphismes [232 SNPs], et de variables cliniques [âge, famille, historique, précédente biopsie de la prostate, examen de la prostate]), ainsi que la concentration en PSA ont été testés chez tous les participants recrutés. L’objectif principal était d’améliorer la spécificité en comparaison de la seule mesure de PSA sans diminution de la sensibilité de diagnostic de cancer de la prostate à risque élevé. Les principaux résultats d’évaluation étaient le nombre de cancers à haut risque détectés (sensibilité) et le nombre de biopsies de la prostate réalisées (spécificité). La cohorte STHLM3 d’entraînement a été utilisée pour la mise au point du modèle STHLM3, pour le test prospectif effectué dans la cohorte STHLM3 de validation. La régression logistique a été utilisée par les tests d’association entre les biomarqueurs, les variables cliniques et le cancer de la prostate présentant un score de Gleason de 7 ou plus. (…).

Le modèle STHLM3 a permis une détection significativement meilleure des cancers présentant un score de Gleason de 7 ou plus que le test PSA seul (p<0.0001), l’aire sous la courbe était de 0.56 (Intervalle de Confiance [IC] 95% 0.55-0.60) avec PSA seul et de 0.74 (IC 95% 0.72-0.75) avec le modèle STHLM3. Toutes les variables utilisées dans le modèle STHLM3 étaient associées de manière significative avec un cancer de la prostate avec un score de Gleason de 7 ou plus (p<0.05) dans le modèle de régression logistique multiple. Au même niveau de sensibilité qu’un test PSA appliquant une concentration 3 ng / mL comme limite inférieure pour le diagnostic du cancer de la prostate à risque élevé, l’utilisation du modèle STHLM3 pourrait réduire le nombre de biopsies de 32% (IC 95% 24-39) et permettrait d’éviter 44% (35-54) des biopsies bénignes.

Le modèle STHLM3 pourrait réduire le nombre de biopsies inutiles sans compromettre la capacité de diagnostic du cancer de la prostate présentant un score de Gleason de 7 ou plus, et pourrait représenter un pas en avant vers la mise en place de programmes personnalisés de dépistage du cancer de la prostate à risque élevé. Prof Henrik Grönberg, MD, et al, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant-première, 9 novembre 2015

Financement : Stockholm County Council (Stockholms Läns Landsting).

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

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