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mercredi 4 novembre 2015

#thelancetglobalhealth #paludisme #Plasmodiumfalciparum #artemisinine #Utilisation optimale de combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine au niveau de la population : étude de modélisation

Des globules rouges infestés de parasite Plasmodium falciparum
Source: http://www.inserm.fr/thematiques/immunologie-inflammation-infectiologie-et-microbiologie/dossiers-d-information/paludisme
Les combinaisons thérapeutiques à base d’artemisinine (CTAs) sont utilisées partout dans le monde comme traitement de première intention contre le paludisme à Plasmodium falciparum confirmé ou suspecté. Malgré la contribution des CTAs dans la réduction de charge que représente le paludisme, la récente apparition d’une résistance aux traitements à base d’artemisinine menace cette avancée. Contrer ce début de résistance au traitement nécessiterait l’utilisation de tactiques visant délibérément à inhiber la baisse d’efficacité des CTAs. Nous avons étudié l’utilisation optimale des CTAs au niveau de la population, en braquant notre objectif sur la stratégie des thérapies multiples de première ligne (MPL), et en les comparant aux stratégies de l’utilisation cyclique ou séquentielle des CTAs en première intention.

À l’aide d’une microsimulation de la transmission du paludisme au niveau régional d’individu à individu, nous avons, dans cette étude, cherché comment appliquer un traitement d’une manière aussi étendue que possible sans accélérer la réduction de l’efficacité due à la résistance audit traitement. Nous avons comparé l’administration simultanée d’artemether-lumefantrine, artesunate-amodiaquine, et dihydroartemisinine-piperaquine (c.à.d MPL) versus les stratégies dans lesquelles ces CTAs sont utilisées de manière cyclique ou séquentielle, soit selon un calendrier fixé à l’avance, soit lorsque l’efficacité au niveau de la population atteindrait le seuil de 10% d’échec aux traitements. Le critère de mesure principal était le nombre total constaté d’échecs aux traitements pour 100 personnes par année. En complément, nous avons effectué des analyses de sensibilité au cours desquelles nous avons fait varier les conditions de transmission de la maladie, la couverture des traitements, la demi-vie du médicament associé, le coût d’adaptation à la résistance aux traitements, ainsi que la relation entre concentration en médicament et évolution de la résistance.

Il était postulé que l’utilisation des MPLs avait pour effet de réduire le nombre d’échec aux traitements à long terme en comparaison des stratégies dans lesquelles un ACT de première ligne unique est recommandé. Ce résultat s’est maintenu dans diverses situations différentes, notamment épidémiologiques, pharmacologiques et évolutives de la transmission de la malaria. L’inclusion d’une thérapie unique non-CTA dans la stratégie globale de MFT a fourni des bénéfices substantiels dans la réduction de l’évolution de la résistance à l’artémisinine, en retardant son émergence et en ralentissant la propagation de la résistance.

L’ajustement des nouvelles directives en matière de traitement antimalarique visant à encourager l’utilisation simultanée de MPL est de nature à allonger la durée de puissance thérapeutique des médicaments antimalariques disponibles, avec pour résultat un bénéfice en matière de performance thérapeutique pour les patients. Tran Dang Nguyen, BSc, et al, dans The Lancet Global Health, publication en ligne en avant-première, 3 novembre 2015

Financement : Wellcome Trust, UK Medical Research Council, Li Ka Shing Foundation.


Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

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