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mardi 26 juillet 2016

#thelancetglobalhealth #cancer #infections #helicobacterpylori Fardeau global du cancer du aux infections en 2012 : une analyse synthétique

La bactérie Helicobacter pylori peut provoquer des ulcères et des cancers de l'estomac
Source iconographique et légendaire: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/05/10/18166-cancer-sur-six-provoque-par-infection
Les infections causées par certains virus, bactéries, et parasites représentent des facteurs de risques élevés de certains cancers. Comme les nouvelles statistiques concernant le cancer, ainsi que les données épidémiologiques se sont accumulées au cours des 5 dernières années, notre but était d’évaluer le lien de causal des principaux agents cancérigènes dans différentes types de cancer pour l’année 2012.

Nous avons pris en considération dix agents infectieux classés comme cancérigènes chez les humains par l’Agence Internationale de Recherche contre le Cancer. Nous avons calculé le nombre de nouveaux cas de cancer en 2012 imputables à des infections par pays, en combinant les estimations d’incidence de cancer (à partir des données GLOBOCAN 2012) avec les estimations de la fraction imputable à des agents infectieux (AI). Les estimations AI ont été calculées à partir de la prévalence des infections dans les cas de cancers et du risque relatif d’infection (pour certains sites). Les estimations de prévalence des infections, du risque relatif, et des Intervalles de Confiance [IC] à 95% pour les AI ont été obtenues à partir des examens systématiques et de la mutualisation des données recueillies.

Sur 14 millions de nouveaux cas de cancer en 2012, 2.2 millions (15.4%) étaient imputables à des infections carcinogéniques. Les agents infectieux les plus importants étaient Helicobacter pylori (770 000 cas), le papillomavirus humain (640 000), le virus de l’hépatite B (420 000), le virus de l’hépatite C (170 000), et le virus d’Epstein-Barr (120 000). Le sarcome de Kaposi a représenté le deuxième plus lourd contributeur au fardeau du cancer en Afrique sub-saharienne. Les AI responsables d’infections ont varié selon les pays et le stade de développement économique - à partir de moins de 5% aux USA, Canada, Australie, Nouvelle Zélande, et certains pays d’Europe de l’Ouest et du Nord ; jusqu’à plus de 50% dans certains pays d’Afrique sub-saharienne.

Un potentiel important existe en matière de réduction du fardeau du cancer causé par des infections. Le développement socioéconomique est associé à une diminution des cancers associés aux infections ; cependant, dans un but d’immédiate réduction de l’incidence de ces cancers, la généralisation de l’accessibilité aux programmes de vaccination, de dépistage et de traitement devrait être une priorité. Dr Martyn Plummer, PhD, et al, dans The Lancet Global Health, publication en ligne en avant-première, 25 juillet 2016

Financement : Fondation de France

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ