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mercredi 31 août 2016

#thelancet #coronaropathie #pressionartérielle #courbeenJ Taux d’événements cardiovasculaires et de mortalité selon les pressions artérielles systoliques et diastoliques obtenues chez les patients présentant une maladie artérielle coronarienne stable : étude internationale de cohorte

La coronaropathie ou athérosclérose coronaire est la forme la plus courante de maladie cardiaque dans le monde.
Source iconographique et légendaire:  http://au-coeur-de-la-chirurgie.over-blog.fr/article-ii-45223058.html
La pression artérielle cible « optimale » dans l’hypertension est encore et toujours objet de débat, spécialement dans la maladie artérielle coronaire, du fait des questionnements toujours en cours concernant la réduction de la perfusion myocardique en cas de pression artérielle diastolique trop basse. Notre but était d’étudier l’association entre les pressions artérielles obtenues et les résultats cardiovasculaires chez les patients atteints de maladie artérielle coronarienne et d’hypertension.

Nous avons analysé les données de 22 672 patients atteints d’une maladie artérielle coronarienne stable  recrutés (du 26 novembre 2009 au 30 juin 2010) à partir du registre CLARIFY (rassemblant des patients originaires de 45 pays) et traités pour hypertension. Les pressions artérielles systoliques et diastoliques moyennes ont été calculées avant chaque évènement et classées selon la dizaine de mm de mercure (Hg) atteinte. Le critère d’évaluation principal était la résultante des évènements relevés ; à savoir morts cardiovasculaires, infarctus du myocarde, ou AVC. Les Hazard Ratios (HR) ont été estimés à l’aide ‘un modèle multivarié de (méthode des risques proportionnels de Cox), utilisant les sous-groupes de pression artérielle systolique située entre 120 et 129 mm Hg et de pression artérielle diastolique située entre 70 et 79 mm Hg comme référence.

Après une durée médiane de suivi de 5.0 ans, une pression artérielle s’élevant à  140 mm Hg et au – delà, ainsi qu’une pression artérielle systolique s’élevant à 80 mm Hg et au – delà étaient associées à un risque augmenté d’évènements cardiovasculaires. Une pression artérielle systolique inférieure à 120 mm Hg était aussi associée à un risque augmenté d’évènements liés au critère d’évaluation principal (HR ajusté 1.56, Intervalle de Confiance [IC] 95% 1.36-1.81). De la même façon, une pression artérielle diastolique inférieure à 70 mm Hg était associée à une augmentation d’évènements liés au critère d’évaluation principal (HR ajusté 1.41 [1.24-1.61] pour une pression artérielle diastolique de 60-69 mm Hg et 2.01 [1.50-2.70] pour une pression artérielle diastolique inférieure à 60 mm Hg).

Chez des patients atteints d’hypertension et de maladie artérielle coronarienne suivis en pratique clinique de routine, une pression artérielle systolique inférieure à 120 mm Hg et une pression artérielle diastolique inférieure à 70 mm Hg étaient associées à des évènements cardiovasculaires incluant mortalité, soutenant ce faisant l’existence d’un effet en courbe J. Ce résultat suggère que les traitements visant à baisser la pression artérielle devraient être administrés avec les précautions qui s’imposent, chez les patients atteints de maladie artérielle coronarienne pratique clinique courante. Emmanuelle Vidal-Petiot MD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 30 août 2016

Financement : Servier

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ