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vendredi 23 septembre 2016

#thelancetgastroenterologyandhepatology #hépatiteB #HBeAg #tenofoviralafenamide #tenofovirdisoproxilfumarate Tenofovir alafenamide versus tenofovir disproxil fumarate pour le traitement de l’hépatite B chronique HBeAg-positive : un essai de non-infériorité de phase 3, randomisé en double-aveugle, de non-infériorité de phase 3

Virus de l'hépatite B.
Source: https://en.wikipedia.org/wiki/Hepatitis_B_virus#/media/File:HBV.png
Le tenofovir alafenamide est un nouveau promédicament formulé pour distribuer plus efficacement le métabolite actif aux cellules cibles que le tenofovir disoproxil fumarate à une dose plus faible, réduisant ce faisant l’exposition systémique chez l’homme. Chez les patients atteints par le VIH, le tenofovir alafenamide s’est montré aussi efficace que le tenofovir disoproxil fumarate, avec des effets toxiques sur réduits au niveau de l’os et du rein. Nous avons comparé l’efficacité et l’innocuité des deux compositions sur les infections causées par le virus à hépatite B (VHB) dans une étude de non-infériorité.

Nous avons entrepris cette étude de non infériorité en double-aveugle toujours en cours à l’heure actuelle chez des patients en ambulatoire dans 161 centres dans 19 pays. Des patients, atteints d’infection à VHB chronique, positifs pour l’Antigène e (HBeAg positifs) étaient répartis de manière aléatoire (2:1) pour recevoir soit 25 mg de tenofovir alafenamide ou 300 mg tenofovir disoproxil fumarate avec le placebo correspondant. La randomisation a été effectuée par séquence générée par ordinateur (blocs de six) et stratifiée selon les concentrations plasmatiques en ADN de VHB et les traitements précédemment reçus. Le critère principal d’efficacité était la proportion de patients présentant une concentration plasmatique en ADN de VHB inférieure à 28 IU/mL à la semaine 48, chez tous les patients qui étaient répartis de manière aléatoire dans les groupes, à l’aide d’une approche par défaut. La marge préspécifiée de non-infériorité était de 10%. Les critères préspécifiés de sécurité de l’essai étaient évalués par les effets observés au niveau de l’os et du rein à la semaine 48.

Sur les 1 473 patients dépistés du 11 septembre 2013 au 20 décembre 2014, 875 patients éligibles étaient répartis de manière aléatoire dans les groupes et 873 ont reçu un traitement (581 avec tenofovir alafenamide et 292 avec tenofovir disoproxil fumarate). 371 (64%) des patients recevant le tenofovir alafenamide présentaient une concentration d’ADN de VHB inférieure à 29 IU/mL à la semaine 48, résultat non-inférieur au résultat obtenu par les 195 (67%) des patients recevant le tenofovir disoproxil fumarate - qui de fait, présentaient une concentration plasmatique en ADN de VHB inférieure à 29 IU/mL (différence ajustée -3.6% [Intervalle de Confiance -IC- 95% de -9.8 à 2.6] ; p=0.25). Les patients recevant tenofovir alafenamide présentaient une plus faible diminution en densité minérale osseuse au niveau de la hanche (changement moyen -0.10% [IC 95% de -0.29 à -0.09] versus -1.72% [de -2.02 à -1.41] ; différence ajustée 1.62 [de 1.27 à 1.96] ; p<0.0001) et au niveau de la colonne vertébrale (changement moyen -0.42% [de -0.66 à -0.17] versus -2.29% [de -2.67 à -1.92] ; différence ajustée 1.88 [de 1.44 à 2.31] ; p<0.0001) de même qu’une moindre augmentation moyenne en sérum créatinine à la semaine 48 (0.01 mg/dL [de 0.00 à 0.02] versus 0.03 mg/dL [de 0.02 à 0.04] ; p=0.02).
Les évènements indésirables les plus fréquemment rencontrés dans les deux groupes de traitements étaient infections du tractus respiratoire supérieur (…), nasopharyngite (…), et maux de tête. Des évènements indésirables graves ont été relevés dans les deux groupes traitements ; aucun toutefois n’était lié au médicament à l’étude, selon l’investigateur.
Des anomalies de laboratoire de grade 3 et de grade 4 ont été relevées ; les plus communes étaient des niveaux élevés de ALAT et de ASAT (…)

Chez les patients atteints d’infection par le VHB HBeAg postifs, le tenofovir alafenamide était non-inférieur au tenofovir disoproxil fumarate, et a présenté une amélioration concernant les effets sur l’os et sur le rein. Un suivi de plus longue durée est nécessaire afin de mieux comprendre l’impact clinique de ces changements. Prof Henry L Y Chan, MD, et al, dans The Lancet Gastroenterology & Hepatogy, publication en ligne en avant-première, 22 septembre 2016

Financement : Gilead Sciences

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ