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jeudi 26 janvier 2017

#thelancetoncology #cancerurothelial #PD-L1 #nivolumab Nivolumab pour traitement du carcinome urothélial métastatique après thérapie à base de platine (CheckMate 275) : étude multicentrique de phase 2 à simple bras

Carcinome urothélial in situ.
Source iconographique et légendaire: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Urothelial_carcinoma_in_situ_--_very_high_mag.jpg
Les patients atteints de carcinome urothélial métastatique sont de mauvais pronostic et peu d’options de traitement s’offrent à eux après une chimiothérapie de première intention. Les réponses à une deuxième ligne de traitement demeurent rares. Nous avons évalué le nivolumab, un anticorps inhibiteur du point de contrôle immunitaire de type IgG4 entièrement humain, pour ce qui est de la sécurité et de l’activité chez des patients atteints de carcinome urothélial métastasé ou non résécable, et dont la maladie était en progression ou récidivante malgré de précédents traitements comprenant au moins une ligne de chimiothérapie.

Dans cette étude multicentrique de phase 2 à simple bras, des patients atteints âgés de 18 ans et plus, atteints de carcinome urothélial métastatique ou localement avancé et non résécable, mesurable, (Selon les critères RECIST version 1.1) et présentant un statut de rendement ECOG de 0 ou 1, et en possession d’échantillons de tumeurs pour analyse de biomarqueurs, ont reçu du nivolumab à raison de 3 mg/kg par voie intraveineuse toutes les deux semaines jusqu’à progression de la maladie et détérioration clinique, toxicité intolérable, ou d’autres raisons définies par le protocole. Le critère principal d’évaluation était la mesure de la réponse objective globale confirmée à l’aveugle par un comité d’examen indépendant chez tous les patients traités d’une part ; puis exprimée en fonction de l’expression de PD-L1 (5% et 1%). (…).     

Entre le 9 mars 2015, et le 16 octobre 2015, 270 patients admis dans 63 sites situés dans 11 pays ont reçu du nivolumab, et 265 ont été évalués pour activité. La durée médiane de suivi pour survie globale était de 7.00 mois (Intervalle Interquartile - IQR – 2.96-8.77). 
Une réponse objective confirmée était observée chez 23 (28.4%, Intervalle de Confiance [IC] 18.9-39.5) des 81 patients avec expression de PD-L1 de 5% ou plus, et 29 (23.8%, IC 95% 16.5-32.3) des 122 patients avec expression de PD-L1 de 1% et plus, et 23 (16.1%, IC 95% 10.5-23.1) des 143 patients avec expression de PD-L1 inférieure à 1%.
Des événements indésirables de grade 3-4 liés au traitement sont survenus chez 48 (18%) des 270 patients – les plus fréquemment représentés étant des diarrhées et fatigues de grade 3, survenus chez cinq patients. Trois décès étaient attribués au traitement (pneumonie, insuffisance respiratoire aigüe, et insuffisance cardiaque).

La monothérapie au nivolumab a produit un bénéfice clinique significatif, indépendamment de l’expression de PD-L1, ce bénéfice était associé à un profil acceptable de sécurité chez des patients atteints de carcinome urothélial métastatique ou non résecable par chirurgie, ayant déjà reçu un ou plusieurs traitements.  Prof Padmanee Sharma, MD, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant-première, 25 janvier 2017

Financement : Bristol-Myers Squibb

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ