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mardi 9 mai 2017

#thelancethiv #VIH #inhibiteursdesprotéases #lopinavir #ritonavir #raltegravir #inhibiteursnucléosidiquesdelatranscriptaseinverse Résistance croisée des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse et résultats d’une thérapie antirétrovirale de deuxième ligne dans une approche de santé publique : analyse observationnelle de l’essai randomisé ouvert EARNEST

Processus d'attachement du VIH à la cellule hôte.
  1. Fixation de la gp120 au récepteur CD4
  2. Fixation d'une boucle variable de la gp120 au co-récepteur (CCR5 ou CXCR4) et fixation de la gp41 sur la membrane cellulaire
  3. Pénétration du VIH dans la cellule
Source iconographique et légendaire: https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:HIV_attachment_fr.png
La résistance croisée après échec d’une thérapie antirétrovirale de première ligne (ART) est supposée altérer l’activité des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (NRTIs) à lors de l’administration d’une thérapie de deuxième ligne chez les patients atteints par le VIH, mais les preuves d’un effet de résistance croisée sur les résultats virologiques restent limitées. Notre but était d’évaluer l’association entre l’activité - prédite par les tests de résistance - des NRTIs, utilisés comme thérapie de deuxième intention et les résultats obtenus d’un traitement chez des patients atteints d’infections par le VIH.

Nous avons effectué une analyse observationnelle de données additionnelles d’un essai ouvert, randomisé de deuxième ligne ART (EARNEST) réalisé en Afrique Sub-Saharienne. 1 277 adultes et adolescents infectés par le VIH, chez qui une ART de première ligne avait échoué (évaluation avec confirmation virologique effectuée selon les critères de l’OMS), étaient répartis de manière aléatoire pour recevoir un inhibiteur des protéases réhaussé (standard : lopinavir réhaussé par le ritonavir) avec deux à trois NRTIs (sélectionnés par le clinicien, sans test de résistance) ; ou avec raltegravir ; ou seul comme monothérapie par inhibiteur des protéases (interrompue après la semaine 96).
Nous avons testé la résistance génotypique sur des échantillons de référence stockés dans le groupe inhibiteur des protéases + NRTI et calculé l’activité prédite des NRTIs prescrits de deuxième ligne. Nous avons mesuré la charge virale dans les échantillons stockés chez tous les patients pour lesquels des échantillons avaient été stockés et obtenus toutes les 12-16 semaines. (…).

Des génotypes sur échantillons de référence étaient disponibles chez 391 (92%) des 426 patients du groupe inhibiteur des protéases et NRTI. 176 (89%) des 198 patients chez qui il avait été prescrit un inhibiteur des protéases sans NRTIs actifs (…) présentaient une suppression virale (charge virale < 400 copies par mL) à la semaine 144, comparé aux 312 (81%) patients sur 383 dans le groupe inhibiteur des protéases et raltegravir à la semaine 144 (p=0.02) et 233 (61%) patients sur 280 dans le groupe monothérapie aux inhibiteurs des protéases à la semaine 96 (p<0.0001). En comparaison des résultats obtenus sans NRTIs actifs, 95 (85%) patients sur 112 avec une NRTI active prévue présentaient une suppression vitale (p=0.3) et 20 (77 %) patients sur 26 subissant deux ou trois NRTIs actives présentaient sur suppression virale (p=0.08). Sur le suivi pris dans son ensemble, une activité NRTI prévisionnelle plus importante était associée à une suppression de charge virale moins plus mauvaise (valeur globale de p=0.0004).

Le criblage de la résistance génotypique pourrait ne pas prédire l’activité NRTI de manière précise, pour ce qui est  des thérapies ART de deuxième ligne, à base d’inhibiteurs de protéases. Nos résultats de soutiennent pas l’introduction en routine des tests de résistance dans les programmes ART dans des contextes à faibles revenus, dans le cadre d’une sélection de thérapie NRTI de deuxième ligne. Prof Nicholas I Paton, MD, et al, dans The Lancet HIV, publication en ligne en avant-première, 8 mai 2017

Financement :   European and Developing Countries Clinical Trials Partnership, UK Medical Research Council, Instituto de Salud Carlos III, Irish Aid, Swedish International Development Cooperation Agency, Instituto Superiore di Sanita, WHO, Merck.

Source: The  Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

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