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dimanche 2 décembre 2018

#trendsinendocrinologyandmetabolism #syndromedesovairespolykystiques Sexe, Microbes, et Syndrome des Ovaires Polykystiques

Le Syndrome des Ovaires Polykystiques PCOS est Associé aux Changements dans le Microbiome Intestinal. Comparaisons entre la diversité alpha et beta entre les différentes communautés hypothétiques du microbiome intestinal. Les différents groupes bactériens sont représentés par des cercles de couleurs différentes. (A). La diversité alpha représente la biodiversité (richesse en espèces) au sein d’une communauté spécifique ou sur un échantillon individuel. L’échantillon sur la gauche présente une grande diversité alpha (cinq groupes bactériens), alors que l’échantillon sur la droite présente une faible diversité alpha (deux groupes bactériens). (B) La diversité beta représente le niveau de similarité entre une communauté ou échantillon individuel et l’autre. Les échantillons sur la gauche et sur la droite sont similaires entre eux (ils partagent entre eux 4/5 des groupes bactériens), alors que l’échantillon sur la gauche ne partage que peu de similarité avec celui au milieu (ils n’ont en commun que 1/5 des groupes bactériens). (C). Le PCOS est associé à un déséquilibre microbien ou dysbiose en comparaison avec l’état sain incluant une faible diversité alpha et des changements d’abondance relative en bactéries appartenant aux familles Bacteroidaceae, Clostridiaceae, Erypsipelotrichidae, Lachnospiraceae, Lactobacillaceae, Porphyromonadaceae, Prevotellaceae, Ruminococcaceae, et S24-7. 

De récentes études ont montré que le sexe et les stéroïdes sexuels influencent la composition du microbiome intestinal. Ces études indiquent également que la régulation du microbiome intestinal par les stéroïdes peuvent jouer un rôle dans des situations pathologiques d’excès hormonaux comme en cas de PCOS par exemple. En effet, ces études démontrent que le PCOS est associé à une diminution en diversité alpha et des changements dans les divisions bactériennes Bactéroïdetes et Firmicutes, que l’on a associé précédemment aux dysrégulations métaboliques. Ces études suggèrent que les androgènes pourraient soumettre à régulation le microbiome chez la femme et que l’hyperandrogénisme pourrait être lié à une dysbiose dans le PCOS. De futures études mécanistiques permettront d’élucider comment les stéroïdes sexuels soumettent à régulation la composition et le fonctionnement du microbiome communautaire et quelles sont les conséquences de cette régulation pour l’hôte. Varykina G. Thackray, dans Trends in Endocrinology and Metabolism, publication en ligne en avant-première, 29 novembre 2018

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

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