mercredi 30 janvier 2019

#thelancetchildandadolescenthealth #diabètegestationnel #syndromepolykystique #metformine Exposition intrautérine à la metformine et facteurs de risques cardiométaboliques pour la descendance : Suivi sur 5-10 ans de l’essai randomisé contrôlé PregMet

Le cercle bleu est le symbole de la Journée Mondiale du Diabète; et, plus généralement, le le symbole représentant le diabète depuis 2006.
Source iconographique et légendaire: https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blue_circle_for_diabetes.svg

La metformine est utilisée de manière croissante dans le traitement du diabète gestationnel et du diabète de type 2 en cas de grossesse, avec pour but d’améliorer le taux de grossesse arrivant à terme sans incident en cas de syndrome ovaire polykystique et d’obésité. Toutefois, la metformine passant à travers le placenta, cette dernière peut avoir des conséquences à long terme sur la progéniture. Nous avons précédemment étudié l’effet de la metformine administrée aux femmes atteintes de syndrome ovaire polykystique au cours de la grossesse, sur la croissance des enfants jusqu’à l’âge de 4 ans. Dans le cas présent, nous avons examiné les facteurs de risques cardiométaboliques chez ces enfants sur une durée de 5-10 ans.

Il s’agit d’un suivi de sujets pédiatriques de l’étude PregMet, une étude randomisée et contrôlée en double-aveugle comparant metformine et placebo administrés chez des femmes enceintes atteintes présentant un syndrome d’ovaires polykystiques. Dans l’étude PregMet, réalisée entre le 4 février 2005 et le 27 janvier 2009, 257 femmes enceintes âgées de 18 à 45 ans, atteintes d’un syndrome des ovaires polykystiques selon les critères de Rotterdam, ont été incluses. Au total pour cette étude, 275 grossesses monofoetales à 5-12 semaines de gestation ont été étudiées dans 11 centres situés en Norvège ; 17 femmes ayant participé deux fois au cours de la période de l’essai. Les femmes enceintes ont été réparties au hasard pour recevoir la metformine (2000 mg/jour) ou le placebo à partir de l’inclusion au cours du premier trimestre de grossesse jusqu’à la naissance de l’enfant. La randomisation était stratifiée selon la posologie de prise de la metformine à la conception. Au cours de ce suivi, le critère principal d’évaluation de l’étude était le score d’écart-type de l’Indice de Masse Corporelle (IMC) de la progéniture à l’âge de 5-10 ans (Z score). Ce critère principal d’évaluation a été analysé à l’aide de tests T de moyenne d’échantillons indépendants. (…).

Sur les 255 enfants de l’étude PreMet, 141 (55%) ont consenti et participé entre le 29 avril 2014 et le 12 juillet 2016. Les caractéristiques de références des mères au cours du premier trimestre de grossesse étaient similaires entre les deux groupes. Les enfants issus du groupe de mères ayant reçu la metformine avaient un Z score d’IMC supérieur à ceux provenant des mères du groupe placebo (différence des moyennes = 0.41, Intervalle de Confiance [IC] 0.03-0.78, p=0.03).

L’IMC augmenté chez les enfants exposés à la metformine pourrait indiquer un risque potentiel de moins bonne santé cardiométabolique. Des implications directes sur l’état de santé à l’âge adulte ne sont pas à exclure. Liv Guro Engen Hanem, MD, et al, dans The Lancet Child & Adolescent Health, publication en ligne en avant-première, 28 janvier 2018

Financement : Conseil pour la Recherche de Norvège, Fondation Novo Nordisk, Centre Hospitalier Universitaire St Olavs, Université de Science et de Technologie de Norvège

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

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