mardi 2 avril 2019

#thelancetoncology #cancerovarien #niraparib Niraparib en monothérapie pour le traitement tardif du cancer ovarien : (QUADRA) : essai de phase 2 multicentrique, ouvert, à simple bras

Ovary = Ovaire
Fallopian tube = Trompes de Fallope
Uterus = Utérus
Cervix = Col de l'Utérus
Les options de traitement tardif chez les patients atteints de cancer ovarien sont peu nombreuses, avec environ 10% des patientes obtenant une réponse globale, avec une médiane de survie globale atteignant 5-9 mois après une traitement de troisième intention. Dans cette étude (QUADRA), nous avons investigué l’activité du niraparib en administration tardive (traitement de quatrième intention ou plus).

QUADRA était une étude multicentrique de phase 2, à simple bras, réalisée en ouvert, d’évaluation l’innocuité et l’activité du niraparib chez des patientes adultes (d’âge ≥ 18 ans) atteintes de cancer récidivant séreux de haut grade (grade 2 ou 3) de l’épithélium ovarien, des trompes de Fallope ou péritonéal primaire, qui avaient préalablement suivi trois régimes ou plus de traitements de chimiothérapie. Cette étude a été réalisée aux USA, au Canada, et dans 56 centres de dépistage (…). Les patientes ont reçu per os 300 mg de niraparib par jour, administré en continu. L’administration commençant au jour 1 pour un cycle de 28 jours ; les cycles de traitement se sont poursuivis jusqu’à progression de la maladie. L’objectif principal était l’évaluation de la proportion de patientes présentant une réponse globale confirmée par l’investigateur, chez les patientes avec des tumeurs positives pour la déficience de recombinaison homologue (HRD) (patients porteurs avec BRCA non muté et BRCA muté) sensibles à leur dernier traitement à base de platine et qui avaient reçu au moins trois ou quatre traitements contre le cancer au préalable (population évaluable pour le critère principal d’efficacité). Les analyses d’efficacité étaient réalisées en complément chez tous les patients recevant un traitement, présentant une pathologie évaluable à la ligne de base.       

Entre le 1er avril 2015 et le 1er novembre 2017, nous avons examiné 729 patients et en avons recruté 463 ; qui ont commencé leur traitement avec niraparib. Au moment de la clôture de la base de données (11 avril 2018), le recrutement en était clos et l’étude était toujours en cours, avec 21 patients prenant encore leur traitement. Les patients avaient reçu en moyenne quatre (Intervalle Interquartile [IQR] 3-5) lignes de traitements au préalable, et la médiane de suivi de survie globale était de 12.2 mois (IQR 3.7-22.1). 151 (33%) patients sur 463 étaient résistants et 161 (35%) patients sur 463 réfractaires au dernier traitement à base de platine qu’ils avaient reçu. 13 (28%) patients sur 47 de la population d’évaluation du critère principal d’efficacité ont présenté une réponse globale selon des critères RECIST (Intervalle de Confiance [IC] 15.6-42.6 ; valeur unilatérale de p=0.00053). Les événements indésirables apparus sous traitement les plus communément relevés étaient anémie (113 [24%] patients sur 463) et thrombocytopénie (95 [21%] patients sur 463). L’évènement indésirable grave apparaissant sous traitement les plus communément relevés étaient obstruction intestinale (34 [7%] patients sur 463), thrombocytopénie (34 [7%] patients sur 463), et vomissements (27 [6%] patients sur 463). Un décès du fait d’une hémorragie gastrique a été considéré comme relié au traitement.

Nous avons relevé une activité du niraparib pertinente sur le plan clinique chez les femmes ayant préalablement subi des traitements lourds pour leur cancer de l’ovaire, plus spécialement chez les patientes avec une pathologie HRD-positive sensible au platine, incluant non seulement des patientes présentant un gène BRCA muté mais aussi une population de patientes au gène BRCA de type sauvage. (…). Nos résultats soutiennent la mise en place d’expansion d’indication pour les inhibiteurs de polymérase poly (ADP-ribose) incluant des patientes atteintes de cancer ovarien HRD-positif, au-delà de la population de patientes porteuses de mutations du gène BRCA. Kathleen N Moore, MD, et al, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant-première, 1er avril 2019

Financement : Tesaro

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

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