lundi 2 septembre 2019

#thelancetgastroenterologyandhepatology #aspirine #cancer Aspirine comme traitement adjuvant du cancer : résultats de faisabilité de l’essai randomisé « Add Aspirin »

(Publicité de l'Aspirine des Usines du Rhône, 1923)
Source iconographique: https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Aspirine-1923.jpg

Des données précliniques, épidémiologiques et randomisées indiquent que l’aspirine pourrait prévenir le développement tumoral et les métastases, visant à réduire la mortalité par le cancer, s’agissant plus particulièrement du cancer gastro-œsophagien et du cancer colorectal. Les essais randomisés évaluant l’utilisation de l’aspirine après premier traitement radical sont en cours. Nous présentons l’analyse planifiée à l'avance de faisabilité dans l’analyse de la période de rodage de l’essai « Add Aspirin » visant à questionner sur la toxicité, plus particulièrement les hémorragies et saignements suivant le traitement radical contre le cancer gastro-œsophagien.

Le protocole « Add Aspirin » est constitué de quatre essais randomisés de phase 3 d’évaluation de l’effet de l’administration quotidienne d’aspirine sur la récidive et la survie après traitement radical du cancer dans quatre types de tumeurs différents : tumeur gastro-œsophagienne, colorectale, mammaire et prostatique. Une phase ouverte de rodage d’administration quotidienne de 100 mg d’aspirine pendant 8 semaines a précédé la randomisation en double-aveugle (pour les patients âgés de moins de 75 ans, 300 mg d’aspirine, d’aspirine 100 mg, ou le placebo correspondant 1:1:1 ; pour les patients âgés de 75 ans ou plus, 100 mg d’aspirine ou le placebo correspondant 2:1). Une analyse de faisabilité planifiée à l’avance, incluant le taux de recrutement, l’adhésion, et la toxicité était réalisée. L’essai (…) est toujours en recrutement.

Après 2 ans de recrutement (d’Octobre 2015 à octobre 2017), 3494 participants ont été enregistrés (115 dans la cohorte de patients atteints de cancer gastro-œsophagien, 950 dans la cohorte de patients atteints de cancer colorectal, 1675 dans la cohorte de patientes atteintes de cancer du sein, et 754 dans cohorte de patients atteints de cancer de la prostate) ; 2719 (85%) des 3194 participants qui avaient suivi la période de rodage jusqu’à son terme ont été randomisés, en fonction de la proportions de patients présents dans chacune des cohortes respectives. Des données de fin de période de rodage étaient disponibles pour 2253 patients ; 2148 (95%) des participants prenaient six ou sept comprimés par semaine. 11 (0.5%) des 2253 participants ont déclaré une toxicité de grade 3 pendant la période de rodage, sans hémorragie du tractus gastrointestinal supérieur (…) dans la cohorte cancer gastro-œsophagien. La toxicité de grade 1-2 la plus fréquemment relevée était dyspepsie (246 [11%] sujets sur 2 253.

L’aspirine était globalement bien tolérée après traitement radical du cancer. La toxicité s’est révélée faible et aucune différence pour ce qui est de l’adhésion au traitement, de l’acceptation de la randomisation, ou de toxicité n’a été relevée entre les différentes cohortes de malades atteints de cancer. Le recrutement continue, pour des essais visant à déterminer si l’aspirine pourrait représenter une thérapie à bas coût et bien tolérée d’amélioration des perspectives des personnes touchées par le cancer. Nalinie Joharatnam-Hogan, MRCP, et al, dans The Lancet Gastroenterology & Hepatology, publication en ligne en avant-première, 30 août 2019

Financement: Cancer Research UK, The National Institute for Health Research Health Technology Assessment Programme, The MRC Clinical Trials Unit at UCL.

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

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