mardi 25 février 2020

#trendsinecologyandevolution #chat #anthropocène Nos Compagnons Sauvages : les Chats Domestiques à l’Ère de l’Anthropocène

Les nombreuses vies des chats de l'Anthropocène*
(A) Les plupart des chats sous protection d’un propriétaire sont, dans les sociétés post-industrielles, principalement des animaux de compagnie. (B) Quelques chats, particulièrement dans les zones rurales, conservent leur rôle de gestionnaires des nuisibles résidants. (C) Dans certaines régions, les chats sauvages sont, dans les zones naturelles, soumis au contrôle en qualité d’espèce invasive non native, du fait de leurs effets délétères sur la faune indigène. (D) Globalement, les chats errants ou menant une vie moitié sauvage – moitié domestique, vivent dans et autour de colonies humaines, formant souvent eux-mêmes des colonies animales urbaines.  

Les chats partagent une longue histoire avec les êtres humains ; toutefois, ils se distinguent des autres espèces domestiquées par leur remarquable indépendance comportementale et reproductrice vis-à-vis des hommes. Dans beaucoup de sociétés, le chat arbore un statut liminal, domestique et sauvage à la fois. Un effet adaptatif de poussée et de traction, entre des traits de caractère sauvages et domestiques est en correspondance avec les rôles doubles de compagnons et de "gestionnaires" des nuisibles. (…). En allant même plus loin, nous devons admettre que les chats ne sont pas uniquement des animaux de compagnie ou des nuisibles, mais bel et bien un élément central des sociétés humaines avec une importante, et souvent adverse, influence sur les écosystèmes. Développer une écologie collaborative, avec des relations homme-animal domestique liées aux processus écologiques, permettra une gestion durable de cette camaraderie sauvage. Sarah L. Crowley, et al, dans Trends in Ecology & Evolution, publication en ligne en avant-première, 22 février 2020

*Cliquer sur l'image pour en obtenir la définition optimale - note de l'éditeur de ce "post"

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

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