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lundi 14 janvier 2013

Everolimus pour le traitement d'angiomyolipomes associés à une sclérose tubéreuse complexe ou une lymphangioléiomyomatose (EXIST-2): un essai multicentrique randomisé en double-aveugle et contrôlé par placebo

Angiomyolipome de croissance centrale. In Journal de Radiologie Diagnostique et Interventionnelle Volume 93, Issue 4, April 2012, Pages 243-253 (Cancérologie urologique)
Source: http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2211570612000732

Les angiomyolipomes sont des tumeurs à croissance lente associée à une activation constitutive de cible mammifère de la rapamycine (voie de signalisation mTOR) ; ce sont des tumeurs fréquentes chez les patients atteints de sclérose tubéreuse complexe et de lymphangioléiomyomatose. La croissance incidieuse de ces tumeurs prédispose les patients à de sérieuses complications, notamment hémorragies rétripéritonéales et altérations de la fonction rénale. L’everolimus, un dérivé de la rapamycine, est un inhibiteur de la voie de signalisation mTOR complexe 1. Nous avons comparé le taux de réponse des angiomyolipomes chez des patients sous everolimus versus patients sous placebo; atteints d’angiomyolipomes associés à une sclérose tubéreuse ou  à une lymphangioléiomyomatose sporadique.

Dans cette étude de phase 3 en double – aveugle, contrôlée par placebo, des patients âgés de 18 ans ou plus, atteints d’un angiomyolipome d’un calibre de 3 cm ou plus dans son diamètre le plus grand (défini par mesure radiologique) et un diagnostic défini de sclérose tubéreuse ou de lymphangioléiomyomatose ont été répartis au hasard, en mode 2:1, à l’aide d’un système internet de dialogue intéractif, pour recevoir everolimus 10 mg par jour ou le placebo. Le paramètre principal d’efficacité mesuré était la proportion de patients porteurs d’angiomyolipomes choisis pour cibles pour mesure de réponse aux traitements, montrant une réponse correspondant à 50% de diminution du volume tumoral au minimum, par rapport à la ligne de base.

118 patients (âge médian 31,0 ans ; Intervalle Interquartile 18,0 – 61,0), provenant de 24 centres situés dans 11 pays différents ont été répartis au hasard pour recevoir everolimus (n=79) ou le placebo (n=39). À l’heure de la tombée des données, le traitement en double – aveugle était en cours chez 98 patients ; les deux principales raisons d’interruption étant  la progression de la maladie (chez neuf patients sous placebo), suivi par les évènements indésirables (deux patients sous everolimus et quatre patients sous placebo). Le taux de réponse des angiomyolipomes à l’everolimus était de 42% (33 sur 79 [Intervalle de Confiance – IC – 95% 31-53%]) et de 0% pour la réponse au placebo (0 sur 39 [0-9%]); (différence dans le taux de réponse 42% [24-58%] ; test de Cochran-Mantel-Hanenszel p<0,0001). Les évènements indésirables les plus communs dans les groupes everolimus et placebo étaient stomatite (48% [38 sur 79], 8% [3 sur 39], respectivement) ; nasopharyngite (24% [19 sur 79] et 31% [12 sur 39]) ;  et lésions de type acné (22% [17 sur 79] et 5% [2 sur 39]).

L’everolimus a permis la réduction du volume des angiomyolipomes avec un profil de sécurité d’essai acceptable, suggérant qu’il pourrait constituer un traitement potentiel des angiomyolipomes associés aux scléroses tubéreuses. Prof John J Bissler MD et al, in The Lancet, Early Online Publication 11 January 2013, in press

Financement : Novartis Pharmaceuticals

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ