Nombre total de pages vues

jeudi 7 novembre 2013

Dénervation rénale percutanée chez des patients résistant aux traitements antihypertenseurs : rapport final de l’étude HTN-1 effectuée sur une durée de trois ans

Critères d'indications proposés pour une dénervation rénale par radiofréquence.
Source iconographique et légendaire: http://rms.medhyg.ch/article_p.php?ID_ARTICLE=RMS_343_1159
La dénervation rénale (RDN) avec ablation par radiofréquence provoque une diminution significative de la pression artérielle chez les patients atteints d’une hypertension résistante aux traitements. Nous avons étudié ses effets antihypertenseurs à long terme et sa sécurité.

L’essai Symplicity HTN-1 est une étude ouverte pour laquelle 153 patients ont été recrutés, et dont 111 ont consenti d’être suivis sur une période de 36 mois. Les patients éligibles devaient montrer une pression artérielle systolique d’au moins 160 mm Hg et prenaient au moins trois médicaments antihypertenseurs, diurétique inclus, à des doses optimales. Les changements en pression artérielle systolique mesurée en cabinet médical et la sécurité étaient évalués tous les six mois, et étaient l’objet d’un rapport tous 12 mois. (…).

88 patients ont produit des données d’essai sur la période complète de 36 mois de l’essai. À la ligne de base, l’âge moyen était de 57 ans (avec une Déviation Standard [SD] 11 ans), 37 (42%) patients étaient des femmes, 25 (28%) patients étaient atteints de diabète de type 2. Le taux moyen de filtration glomérulaire était de 85 (SD 19) ml/min pour 1,73 m2, et la pression artérielle moyenne était de 175/98 (SD 16/14) mm Hg. À 36 mois, des changements significatifs en terme de pression artérielle systolique (-32 mm Hg ; Intervalle de Confiance [IC] 95% de -35,7 à -28,2) et diastolique (-14,4 mm Hg, de -16,9 à -11,9) étaient notés. Des chutes de 10 mm Hg ou plus en pression artérielle systolique étaient notées chez 69% des patients à 1 mois, 81% à 6 mois, 85% à 12 mois, 83% à 24 mois, et 93% à 36 mois. Une nouvelle sténose de l’artère rénale nécessitant la pose d’un stent et trois décès non liés à la RDN sont survenus au cours de la période de suivi.

Des changements en pression artérielle après RDN sont persistants à long terme chez des patients atteints d’une hypertension résistante aux traitements, avec une bonne sécurité. Prof Henri Krum PhD et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant – première, 7 novembre 2013

Financement : Ardian LLC / Medtronic Inc.

SourceThe Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ