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mardi 24 juin 2014

Épidémiologie et gestion clinique de la maladie du légionnaire


Legionella pneumoniae, bactérie responsable de pneumopathie aigüe grave.
Source iconographique et légendaire:  http://www.pasteur.fr/fr/institut-pasteur/presse/documents-presse/legionellose-reprogrammation-inedite-cellules-hotes-l-avantage-la-bacterie-legionella-pneumophila
La maladie du légionnaire est une cause importante de pneumonies communautaires et nosocomiales. Bien que peu commune, la maladie du légionnaire continue de causer des épidémies, significatives sur le plan de la santé publique. Cette maladie est causée par toutes les espèces de bactéries Gram-négative appartenant au genre Legionella ; Legionella pneumoniae de serogroupe 1 étant l’agent causant la majorité des cas de maladie du légionnaire rencontrés en Europe.  Dans cette Revue de littérature, nous mettons l’accent sur l’épidémie globale que représente la maladie du légionnaire, résumons son diagnostic et sa gestion, et identifions les axes de recherche et les priorités. Le diagnostic clinique précoce, suivi de la rapide mise en place de l’antibiothérapie appropriée contre les espèces de Legionella chez tous les patients atteints de pneumonie communautaire ou nosocomiale est une mesure cruciale dans la gestion de la maladie. Les progrès réalisés dans les techniques genotypage et de séquençage pourraient contribuer à la compréhension de la distribution des cas et de l’histoire naturelle de la maladie du légionnaire, et à mieux mener les enquêtes sur les flambées épidémiques. Le contrôle des épidémies de maladie du légionnaire dépend de la rapidité des comptes rendus  combinés comprenant données épidémiologiques descriptives, informations d’ordre microbiologique permettant d’identifier les sources de contamination, pour une implémentation optimale des mesures de contrôle. De futures recherches sont nécessaires afin de mieux définir le fardeau réel de cette maladie, les facteurs qui en favorisent la susceptibilité, les sources clé d’infection, et les différences en virulence propres aux différentes espèces de Legionella. D’autres aspects dans la gestion de cette maladie s’avérant nécessaires sont la mise en place de tests de diagnostic à la fois spécifiques, sensibles et rapides permettant d’informer les gestionnaires de la maladie du légionnaire; ainsi que celle d’essais cliniques avec pour but la détermination des traitements antibiothérapeuthiques optimaux. Prof Nick Phin FFPHM et al, dans The Lancet Infectious Diseases, publication en ligne en avant – première, 24 juin 2014


Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ