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lundi 12 février 2018

#thelancet #carcinomehepatocellulaire #lenvatinib #sorafenib Lenvatinib versus sorafenib pour le traitement en première ligne des patients atteints de carcinome hépatocellulaire non résécable : un essai de non-infériorité randomisé de phase 3

Carcinome hépatocellulaire à cellules Hep G2.
Source iconographique: https://en.wikipedia.org/wiki/Hep_G2
Dans un essai de phase 2, le lenvatinib, un inhibiteur des récepteurs VEGF 1-3, des récepteurs FGF 1-4 et du récepteur PDGF-α, RET, et KIT, a montré une activité en cas de carcinome hépatocellulaire. Notre but était de comparer la survie globale chez des patients traités avec du lenvatinib versus sorafenib comme traitement de première ligne en cas de carcinome hépatocellulaire.

Il s’agissait ici d’un essai ouvert de non-infériorité de phase 3, multicentrique, dont les patients recrutés étaient atteints d’un carcinome hépatocellulaire non résécable qui n’avaient pas reçu de traitement à un stade avancé de leur pathologie ; effectué dans 154 sites situés dans 20 pays des régions Asie-Pacifique, d’Europe, et Amérique du Nord. Les patients étaient répartis de manière aléatoire (1:1) par un système internet de réponse vocale interactive - et stratifiés selon leur région, le niveau d’invasion de la tumeur au niveau de la veine porte, l’étendue extrahépatique de la tumeur, ou les deux ; le statut de performance ECOG (Eastern Cooperative Oncology Group status dans le texte), et le poids corporel - pour recevoir du lenvatinib (12 mg/jour pour un poids corporel ≥ 60 kg ou 8 mg/jour pour un poids corporel < 60 kg) ou le sorafenib 400 mg deux fois par jour au cours des cycles de 28 jours. Le critère principal d’évaluation de l’étude était la survie globale, mesurée à partir de la date de randomisation jusqu’à la date de décès, quelle qu’en soit la cause. L’analyse d’efficacité a été réalisée selon le principe de l’intention de traiter, et seuls les patients qui avaient reçu le traitement ont été inclus dans l’analyse d’innocuité. La marge de non-infériorité était fixée à 1.08. (…).

Entre le 1er mars 2013 et le 30 juillet 2015, 1 492 patients ont été recrutés. 954 patients déclarés éligibles pour inclusion dans l’étude ont été répartis de manière aléatoire pour recevoir le lenvatinib (n=478) ou le sorafenib (n=476). La période médiane de survie sous lenvatinib était de 13.6 mois (Intervalle de Confiance [IC] 95% 12.1-14.9) était non-inférieure à celle observée sous sorafenib (12.3 mois, 10.4-13.9 ; hazard ratio 0.92, IC 95% 0.79-1.06), satisfaisant ce faisant aux critères de non-infériorité. Les événements indésirables, quel qu’en soit le grade, étaient hypertension (201 [42%]), diarrhée (184 [39%]), diminution de l’appétit (162 [34%]), et diminution du poids corporel (147 [31%]) sous lenvatinib, et érythrodysesthésie palmaire-plantaire (249 [52%]), diarrhée (220 [46%]), hypertension (144 [30%]), et diminution de l’appétit sous sorafenib.

Le lenvatinib était non-inférieur au sorafenib pour ce qui est de la survie globale des patients atteints de carcinome hépatocellulaire non précédemment traité. L’innocuité et la tolérance était cohérents par rapport aux précédentes observations. Prof Masatoshi Kudo, MD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 9 février 2018

Financement : Eisai, Inc

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ