Pages vues le mois dernier

vendredi 18 janvier 2019

#thelancetgastroenterologyandhepatology #HépatiteC #grazoprevir #elbasvir Traitement de l’hépatite C à génotypes 1 et 4 par un traitement de 8 semaines de grazoprevir + elbasvir (DAHHS2) : étude de phase 3b multicentrique ouverte à simple bras

Virus de l'hépatite C (VHC)
Source: https://www.flickr.com/photos/ajc1/6806509675

Des antiviraux à effet direct traitent les infections chroniques dues au virus de l’hépatite C (VHC) mais les données quant à leur efficacité dans le cas de l’hépatite C aigüe manquent, alors qu’un traitement immédiat pourrait stopper en la contagion. Nous avons évalué l’efficacité de l’administration de la combinaison grazoprevir + elbasvir en cas d’infection aigüe par le VHC et poursuivi des investigations visant à définir si le traitement administré au cours de la phase aigüe de l’infection au VHC pouvait être raccourci.

(…) L’étude DAHHS2 était un essai de phase 3b multicentrique ouverte à simple bras. Des patients adultes (d’âge 18 ans) atteints d’infection aigüe par le VHC de génotype 1 ou 4 (depuis au plus 26 semaines, selon le jour présumé de la contamination) ont été recrutés dans 15 centres de consultation ambulatoire situés aux Pays Bas et en Belgique. Tous les patients ont été traités par la combinaison [gazoprevir 100 mg + elbasvir 50 mg] administrée per os sous forme de comprimé unique une fois par jour. Le critère principal d’efficacité était l’obtention d’une réponse virologique soutenue, maintenue à 12 semaines après la fin du traitement (SVR12 ; ARN de VHC < 15 IU/mL) chez tous les patients qui avaient commencé le traitement. La réinfection par un virus VHC différent n’était pas considérée comme un échec au traitement dans l’analyse principale. (…).

Entre le 15 février 2015 et le 2 mars 2018, nous avons évalué 146 patients ayant récemment été contaminés par le virus du VHC pour éligibilité, 86 ont été recrutés et 80 ont commencé le traitement, dans les 6 mois suivant la contamination. Tous les patients ont suivi le traitement jusqu’à son terme, et il n’y a pas eu de patient perdu de vue. 79 (99%, Intervalle de Confiance [IC] 95% 93-100) patients sur 80 ont satisfait au critère SVR12. L’ensemble des 14 patients qui étaient porteurs d’un polymorphisme NS5A ont été guéris. Si les réinfections étaient prises en compte comme échec au traitement, 75 (94% 86-98) patients sur 80 ont satisfait au critère SVR12. Deux éléments indésirables graves non considérés comme liés au traitement, ont été rapportés (saignement rectal dû à un traumatisme et chirurgie lombaire basse). Les événements indésirables lié au médicament les plus fréquemment rapportés étaient fatigue (11 [14 %] patients), céphalées (sept [9%] patients), changements de l’humeur (cinq [6%] patients), dyspepsie (cinq [6%] patients), altération de la concentration (quatre [5%] patients), et nausée (4 [5%] patients), tous ces événements ont été considérés comme bénins par le médecin traitant. Aucun événement indésirable n’a conduit à une interruption de prise du traitement.

La prise de la combinaison [grazoprevir + elbasvir] pendant 8 semaines s’est révélé hautement efficace pour le traitement d’une infection au VHC de génotype 1 ou 4. La capacité à traiter une infection VHC aigüe immédiatement après le diagnostic pourrait aider les médecins à atteindre l’objectif de l’OMS d’élimination du VHC à l’horizon 2030. Anne Boerekamps, MD, et al, dans The Lancet Gastroenterology & Hepatology, publication en ligne en avant-première, 16 janvier 2019

Financement : Merck Sharp & Dohme et Health Holland

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

Aucun commentaire: