mardi 12 mai 2020

#thelancetoncology #cancerdupoumon #atezolizumab Atezolizumab en néoadjuvant et chimiothérapie chez des patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules : essai ouvert multicentrique de phase 2 à simple bras

Micrographie à faible grossissement d'un cancer du poumon non à petites cellules - Coloration HE. (...) Le présent échantillon n'indique aucune métastatisation de la maladie à ce stade.
Source iconographique et légendaire: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Non-small_cell_lung_carcinoma_--_low_mag.jpg

Environ 25% de tous les patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules présentent une pathologie à un stade IB-IIIA resecable, et bien que la chimiothérapie péri-opétatoire en soit la norme de traitement prescrit en ce cas, cette stratégie thérapeutique ne fournit que de modestes bénéfices de survie. Sur la base de l’activité des inhibiteurs du point de contrôle immunitaire dans le cancer non à petites cellules métastatique, nous construit un essai clinique visant à tester l’activité de l’inhibiteur de PD-L1, atezolizumab, avec carboplatine et nab-paclitaxel administré comme traitement néoadjuvant avant résection chirurgicale.

Cet essai ouvert multicentrique de phase 2 a été réalisé dans trois hôpitaux situés aux USA. Les patients éligibles étaient âgés de 18 ans et plus ; étaient atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules de stade IB-IIIA selon les critères du Comité Commun du Cancer des États-Unis (USA), présentaient un statut de rendement ECOG (Eastern Cooperative Oncology Group) de 0-1 ainsi qu’un historique de tabagisme. Les patients ont reçu l’atezolizumab par voie intraveineuse (1200 mg) au jour 1, nab-paclitaxel (100 mg/m2) aux jours 1, 8, et 15, et carboplatine (aire sous la courbe 5 ; 5 mg/mL par minute) au jour 1 de chaque cycle de 21 jours. Les patients ne présentant pas de progression de leur pathologie à l’issue de deux cycles de traitements étaient admis à recevoir deux autres cycles, suivis d’une résection chirurgicale. Le critère principal était la mise en évidence d’une réponse pathologique majeure, définie par la présence de 10% ou moins de tissu tumoral résiduel viable au moment de la chirurgie. Toutes les analyses ont été réalisées sur population en intention de traiter. (…).

Entre le 26 mai 2016, et le 1er mars 2019, nous avons évalué 39 patients pour ce qui est de leur éligibilité, 30 d’entre eux ont été recrutés. 23 (77%) de ces patients présentaient une pathologie de stade IIIA. 29 (97%) patients ont été transférés en salle d’opération, et 26 (87%) ont subi une résection R0 avec succès. Au moment de la clôture de la phase de recueil des données (7 août 2019), la période médiane de suivi était de 12.9 mois (Intervalle Interquartile [IQR] 6.2-22.9). 17 (57% ; Intervalle de Confiance [IC] 37-75) patients sur 37 présentaient une réponse pathologique majeure. Les évènements indésirables de grade 3-4 liés au traitement les plus communément rencontrés étaient neutropénie (15 [50%] patients sur 30), concentrations élevées en alanine aminotransférase (deux [7%] patients), concentrations élevées en aspartate aminotransférase (deux [7%] patients) et thrombocytopénie (deux [7%] patients). Les évènements indésirables graves relevés incluaient un (3%) patient avec neutropénie fébrile de grade 3, un (3%) patient avec hyperglycémie de grade 4, et un (3%) patient avec hémorragie bronchopulmonaire de grade 2. Aucun décès lié au traitement n’a été relevé.

La combinaison atezolizumab plus carboplatine et nab-paclitaxel représente un régime néoadjuvant potentiel pour le traitement du cancer non à petites cellules résécable; avec une proportion élevée de patients ayant obtenu une réponse pathologique majeure avec des effets toxiques liés au traitement gérables, sans compromettre la résection chirurgicale. Catherine A Shu, MD, et al, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant-première, 7 mai 2020

Financement : Genentech et Celgene

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

1 commentaire:

Venkat a dit…

Lung cancer is indeed one of the worst. My friends work at a Rehabilitation centre in Chennai and from what they say, it is the worst kind of cancer where the symptoms appear at the later stages where treatment is most difficult. The lack of pain receptors make it especially difficult to know what is going on inside our lungs.