vendredi 5 juin 2020

#Cell #privationdesommeil #dévivéréactifdeloxygène #intestin La Perte de Sommeil Cause la Mort par l’Accumulation de Dérivés Réactifs de l’Oxygène dans l’Intestin


Le point de vue selon lequel le sommeil est essentiel à la survie est soutenu par l’ubiquité de ce comportement, l’apparente existence d’états apparentés au sommeil chez les premiers animaux, ainsi que le fait qu’une perte sévère de sommeil peut être létale. La cause de cette létalité reste inconnue.  Ici, nous montrons chez la mouche et la souris, que la privation de sommeil mène à l’accumulation de dérivés réactifs de l’oxygène (DRO) et à un stress oxydatif de ce fait, plus spécialement dans l’intestin. Les DRO surviennent en corrélation avec une privation de sommeil ; ils sont, de plus, une cause de décès : leur neutralisation prévient la survenue d’un stress oxydatif et permet aux mouches d’avoir une longévité normale avec de très courtes périodes de sommeil, ou sans aucune période de sommeil. Ce salut peut être obtenu à l’aide de composés antioxydants pris per os ou avec par expression d’enzymes antioxydants transgéniques ciblant l’intestin. Nous concluons que la mort survenant à la suite d’une sévère privation de sommeil peut être causée par un stress oxydatif, et que l’intestin joue un rôle central dans ce processus, et qu’une survie sans sommeil est possible quand l’accumulation de DRO est empêchée. Alexandra Vaccaro, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 4 juin 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mercredi 3 juin 2020

#Cell #cancerdelavessie #lymphocytesTCD4+ Lymphocytes Intratumoraux T CD4+ Jouent un Rôle Médiateur dans la Cytotoxicité Tumorale dans le Cancer de la Vessie chez l’Humain

Combinaison des lymphocytes T régulateurs et des lymphocytes T cytotoxiques se combinent pour tuer les tumeurs de la vessie, grâce à l'ancrage pMHCII

Les réponses à l’immunothérapie anti-PD-1 surviennent mais sont peu fréquentes dans le cancer de la vessie. Les lymphocytes T spécifiques qui médient la réjection tumorale sont inconnus. Les lymphocytes T localisés dans les tumeurs de la vessie chez l’humain et du tissu non-malin ont été analysés à l’aide de techniques de séquençage TCR de 30 604 lymphocytes T à partir d’une cellule unique d’ARN et d’un récepteur de lymphocyte T appariés chez 7 patients. Nous avons ainsi déterminé que les états et répertoires des lymphocytes T CD8+ ne sont pas distincts dans les tumeurs, en comparaison de ce qu’ils sont dans les tissus non-malins. En revanche, une analyse sur cellule unique chez les lymphocytes T CD4+ dévoile plusieurs stades tumoraux spécifiques, incluant de multiples états des lymphocytes T CD4+ qui sont amplifiés par clonage. Ces lymphocytes T CD4+ peuvent tuer des tumeurs autologues de manière MHC de classe II-dépendante et sont supprimés par les lymphocytes T régulateurs. De plus, la signature génique des lymphocytes T CD4+ cytotoxiques dans les tumeurs est prédictive d’une réponse clinique dans 244 cas de cancers de la vessie chez des patients traités à l’aide d’anti-PD-L1. David Y. Oh, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 3 juin 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mardi 2 juin 2020

#thelancet #exclusif #COVID19 #épidémiologie Distanciation physique, masques faciaux, et systèmes de protection des yeux pour prévenir la transmission d’une personne à l’autre du SARS-CoV-2 et COVID-19 : revue systématique et méta-analyse

Alternatives à la poignée de main au temps du COVID-19
Source iconographique: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Covid-19-Handshake-Alternatives-v3.gif

Le syndrome respiratoire aigu sévère lié au coronavirus 2 (SARS-CoV-2) est la cause du COVID-19 et se transmet d’une personne à l’autre par contact étroit. Notre but était de poursuivre des investigations sur les effets de la distanciation physique, du port de masques faciaux, et de protection des yeux dans différents contextes ; en établissement de soins ou autre contexte, communautaire notamment.

Nous avons réalisé une revue systématique et méta-analyse afin de poursuivre des investigations sur la distanciation optimale inter-individu permettant d’éviter la transmission du virus d’une personne à l’autre, et  d’évaluer l’effet de l’utilisation de masques faciaux et de systèmes de protection des yeux pour prévenir la transmission du virus. Nous avons obtenu des données pour le SARS-CoV-2 et le betacoronavirus responsables du syndrome respiratoire aigu sévère, et du syndrome respiratoire du Moyen Orient (MERS) à partir de données spécifiques de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et à partir de sources de données COVID-19 - spécifiques. Nous avons recherché ces sources de données à partir de la constitution d’une base de données au 3 mai 2020, sans restriction de langue de rédaction de publication (…). Nous avons examiné la base ainsi constituée, en avons extrait les données, et en avons évalué le risque de partialité (…). Nous avons réalisé des méta-analyse dans des cadres fréquentiste et bayésien à la fois, ainsi que des méta-analyses à effets aléatoires. Nous avons évalué la certitude des preuves à l’aide des méthodes de Cochrane et l’approche GRADE.

Nous avons identifié 172 études observationnelles dans 16 pays situés dans les six continents, comprenant des études contrôlées non randomisées et 44 études comparatives pertinentes réalisées dans des contextes de soins de santé et d’autres contextes (n= 25 697 patients). La transmission du virus était plus faible, dès lors qu’une distanciation physique de 1 mètre ou plus était appliquée, en comparaison d’une distanciation physique inférieure à 1 mètre (n=10 736, rapport de cotes ajusté -pooled adjusted odds ratio [aOR] dans le texte- 0.18, Intervalle de Confiance [IC] 95% de 0.09 à 0.38 ; différence de risque [DR] -10.2%, IC 95% de -11.5 à -7.5 ; avec preuve de certitude modérée) ; la protection était augmentée au fur et à mesure que la distance était allongée (changement en risque relatif [RR] 2.02 par mètre ; Pinteraction = 0.041 ; avec preuve de certitude modérée). Le port du masque facial pourrait avoir pour résultat une plus grande diminution du risque d’infection (n=2647 ; aOR 0.15, IC 95% de 0.07 à 0.34, DR -14.3%, de -15.9 à -10.7 ; avec preuve de certitude faible), avec de plus fortes associations avec N95 ou des respirateurs similaires en comparaison avec les masques chirurgicaux à usage unique ou autre masque de gamme similaire (c'est-à-dire masque en coton à couche 12-16 réutilisable ; Pinteraction=0.090 ; probabilité à postériori > 95%, avec preuve de certitude faible). La protection des yeux était également associée à un degré moindre d’infections (n=3713 ; aOR 0.22, IC 95% de 0.12 à 0.39, DR -10.6%, IC 95% de -12.5 à -7.7 ; avec preuve de certitude faible). Les études non-ajustées, ainsi que les analystes de sous-groupe et de sensibilité ont montré des résultats similaires.

Les résultats de cette revue systématique et la méta-analyse soutiennent une distanciation physique de 1 mètre ou plus et fournissent des estimations quantitatives pour le suivi de contacts et prise de décisions stratégiques. L’utilisation optimale de masques de protection, de respirateurs, et de protection oculaire en public et dans des contextes de soins de santé devraient être guidés par ces résultats et facteurs contextuels. Des essais randomisés rigoureux seront nécessaires pour mieux mettre en évidence l’utilité de ces interventions, mais cette évaluation systématique représente la meilleure preuve actuellement disponible permettant de guider les prises de décisions stratégiques. Derek L Chu, MD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 1er juin 2020

Financement : World Health Organization (WHO) – Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 28 mai 2020

#Cell #génomique #colonisation #penium #pmargaritaceum Génome de Penium margaritaceum et étapes des origines des plantes terrestres

trancriptional regulators = régulateurs transcriptionnels
flavonoïds = flavonoïdes
hormone signaling = signalisation hormonale
hydrophobic biopolymers = biopolymères hydrophobes
polysaccharide cell wall synthesis/remodeling = synthèse/remodelage de la paroi cellulaire
Freshwater = Eau douce
Land = Terre émergée
UV radiation, dessication = Rayons UV, dessication
600 millions years ago = il y a 600 millions d'années
Les caractéristiques évolutives et les innovations moléculaires qui ont permis aux plantes de coloniser la terre ferme ne sont que peu connues. Ici, nous fournissons des éclairages par le truchement de notre compte rendu sur la séquence génomique de l’algue unicellulaire Penium margaritaceum, un membre des Zygnematophycae, représentant d’une lignée sœur des plantes terrestres. Le génome présente une forte proportion de séquences répétées qui sont associées avec une duplication génétique sectorielle massive, permettant vraisemblablement une néo-fonctionnalisation. En comparaison des représentantes de lignées d’algues ayant divergé plus tôt ; P. margaritaceum a élargi le répertoire des familles de gènes, des réseaux de signalisation, et des réponses adaptatives qui indiquent la trajectoire évolutive de la colonisation de la terre ferme. Cela englobe une large palette de processus physiologiques et protecteurs de caractéristiques cellulaires, comme les composés flavonoïdes ainsi que les grandes familles d’enzymes modificateurs impliqués dans la biosynthèse de la paroi cellulaire, son assemblage et son remodelage. 
La profilation des transcriptomes a élucidé plus précisément les adaptations, les pressions sélectives associées aux écosystèmes semi-terrestres de P. margaritaceum, où une morphologie simple est un avantage. Chen Jia, et al, dans Cell, publication en ligne en avant – première, 21 mai 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mercredi 27 mai 2020

#trendsincellbiology #ARNm #hétérogénéité Hétérogénéité de la traduction des ARN messagers

Aperçu des origines potentielles de l’hétérogénéité translationnelle intragénique. Les deux molécules d’ARNm présentées ici diffèrent : (i) en termes de composition du ribosome opérant leur traduction ; (ii) en termes de structure ; (iii) en termes de séquence ; (iv) en termes de modifications nucléotidiques ; et (v) en termes de protéines de liaison à l’ARN (RBPs) auxquelles elles sont liées. Prises dans leur ensemble, ces différentes caractéristiques sont la force motrice de l’hétérogénéité traductionnelle.  

Au cours de la traduction de l’ARN messager (ARNm), l’information génétique stockée sous la forme d’ARNm est traduite en une séquence de protéine. Il est impératif que cette information génétique soit traduite avec une précision extrêmement élevée. Étonnamment, cependant, de récentes évidences expérimentales ont démontré que cette traduction peut être hautement hétérogène, même parmi différentes molécules d’ARNm dérivée d’un gène unique dans une cellule individuelle ; ainsi, des polypeptides différents peuvent être produits à partir d’une molécule d’ARNm unique et le taux de translation peut varier, à la fois sur le plan spatial et sur le plan temporel. Cependant, une question demeure: l’hétérogénéité traductionnelle s’acquitte-t-elle d’une fonction cellulaire ou représente-t-elle prioritairement le bruit de fond d’une expression génique? Dans cette revue de littérature, nous discutons de la base moléculaire et des fonctions potentielles de l’hétérogénéité traductionnelle en tant que telle. Stijn Sonneveld, et al, dans Trends in Cell Biology, publication en ligne en avant-première, 25 mai 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mardi 26 mai 2020

#thelancet #exclusif #vaccin COVID-19 #Ad5 #chine Innocuité, tolérance, et immunogénicité d’un vaccin vectorisé basé sur l’utilisation d’adénovirus recombinant de type 5 contre le COVID-19 : essai non-randomisé d’augmentation de la dose, pour la première fois chez l’humain

Graphique de la chronologie de l'épidémie de COVID-19 en Chine du 12 janvier 2020 jusqu'au 17 mai 2020
Source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:2020_coronavirus_patients_in_China.svg

Un vaccin permettant la protection contre le COVID-19 est d’une urgente nécessité. Notre but était d’évaluer l’innocuité, la tolérance, et l’immunogénicité d’un vaccin vectorisé basé sur l’utilisation d’adénovirus recombinant de type 5 (Ad5) contre le COVID-19 exprimant le pic de glycoprotéines propre à la souche du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2).

Nous avons réalisé une étude monocentrique d’augmentation de la dose de phase 1 ouverte, non-randomisée, d’un vaccin vectorisé basé sur l’utilisation d’un vaccin vectorisé Ad5 contre le COVID-19 à Wuhan, en Chine. Des adultes sains âgés de 18 ans à 60 ans ont été recrutés de manière séquentielle pour être intégrés à l’un des trois groupes de doses (5x1010, 1x1011, et 1,5x1011 particules virales) pour recevoir une injection intramusculaire de vaccin. Le critère principal d’évaluation était la survenue d’évènements indésirables dans les 7 jours suivant la vaccination. L’innocuité était évaluée sur les 28 jours suivant la vaccination. Les anticorps spécifiques étaient mesurés à l’aide d’un test ELISA, et la réponse immunitaire médiée par des anticorps neutralisants induite par la vaccination était détectée à l’aide de la neutralisation du virus SARS-CoV-2 et des tests de neutralisation provirale. Les réponses cellulaires T étaient mesurées à l’aide d’un test Immunospot (ELISA) ainsi qu’à l’aide d’une analyse par cytométrie de flux. (…).

Entre le 16 mars et le 27 mars 2020, nous avons examiné 195 sujets pour éligibilité. 108 d’entre eux (51% d’hommes et 49% de femmes ; d’âge moyen 36.3 mois) ont été recrutés et ont reçu le vaccin à faible dose (n=36), à dose moyenne (n=36), ou à dose élevée (n=36). Tous les participants recrutés étaient inclus dans l’analyse. Au moins un évènement indésirable a été rapporté au cours des premiers 7 jours après la vaccination chez 30 (83%) participants du groupe vaccin à faible dose, chez 30 (83%) participants du groupe vaccin à dose moyenne, et chez 27 (75%) participants du groupe vaccin à dose élevée. La réaction la plus commune, au niveau du site d’injection, était une douleur, qui était rapportée chez 58 (54%) des récipiendaires du vaccin ; et les événements indésirables systémiques les plus communément rapportés étaient fièvre (50 [46%]), fatigue (47 [44%]), céphalée (42 [39%]) et douleur musculaire (18 [17%]). La plupart des évènements indésirables relevés et qui étaient rapportés dans tous les groupes de dose, étaient d’intensité faible ou modérée. Aucun évènement indésirable grave n’a été relevé dans les 28 jours suivant la vaccination. Les anticoprs ELISA et les anticorps neutralisants étaient significativement augmentés au jour 14, atteignant un pic 28 jours après la vaccination. La réponse cellule T spécifique a présenté un pic d’occurrence 14 jours après la vaccination.

Le vaccin vectorisé Ad5 contre le COVID-19 est supportable et immunogène 28 jours après la vaccination. Les réponses humorales contre le SARS-CoV-2 ont présenté un pic au 28ème jour suivant la vaccination chez les adultes sains, et des réponses rapides cellules T spécifiques étaient notées 14 jours après la vaccination. Nos résultats obtenus sur le vaccin vectorisé Ad5 contre le COVID-19 justifient poursuite d’investigations nouvelles visant à son développement. Prof Wen-Juan Wang, MSc, et al, dans The Lancet, publication en ligne, 22 mai 2020

Financement : Programme National Clé de Recherche & Développement de Chine, Projet Majeur National de Science et de Technologie, et CanSino Biologics.

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 22 mai 2020

#thelancetrheumatology #anakinra #covid-19 Anakinra et COVID-19: considérations importante dans le cadre des essais cliniques

Structure moléculaire de l'anakinra. Copyright: SudioMolekuul/ Shutterstock

La pandémie de COVID-19, causée par le Coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) a causé plus de 320 000 morts au 19 mai 2020. Les décès du COVID-19 sont principalement causés par le syndrome aigu de détresse respiratoire aiguë (SDRA) et par un orage de cytokines – c’est – à – dire un état inflammatoire suraigu conduisant à une défaillance de plusieurs organes simultanément. Une récente lettre publiée par le Lancet* a suggéré que le dépistage des patients atteints de COVID-19 du fait d’un état inflammatoire suraigu; et leur traitement par médicaments immunosuppresseurs pourrait améliorer la mortalité. L’orange de cytokines aggravant le syndrome d’activation macrophagique associé à la maladie rhumatismale partage de nombreuses caractéristiques avec l’état inflammatoire suraigu observé chez les patients atteints du COVID-19.

Au moment d’écrire ces lignes, dix essais cliniques testant l’anakinra sont en cours. L’anakinra inhibe les cytokines pro-inflammatoires interleukine (IL)-1α et IL-1β et a été utilisé avec un certain succès pour le traitement de du syndrome d’activation macrophagique causé par des pathologies inflammatoires variées, et dans plusieurs petites études réalisées chez des patients atteints de COVID-19. Ici, nous soutenons le ciblage de l'état inflammatoire suraigu avec l’anakinra et commentons  sur divers aspects de son utilisation, de la sélection des patients éligibles à ce traitement, la dose à administrer, et l’évaluation des résultats. Andrew King, et al, dans The Lancet Rheumatology, publication en ligne en avant-première, 21 mai 2020

*Lancet. 2020 ; 395 : 1033-1034

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle: The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ