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mardi 22 août 2017

#thelancetdiabetesandendocrinology #diabètedetype1 #fibrillationatriale Risque de fibrillation atriale chez des personnes atteintes de diabète de type 1 versus témoins appariés pris dans la population générale

Fibrillation Atriale. Flèche rouge: trémulations de la ligne iso-électrique, indiquant une fibrillation auticulaire (atriale). (...).
Source iconographique et légendaire: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Afib_ecg.jpg
Le diabète de type 1 est associé à une augmentation du risque de complications cardiovasculaires sévères. À notre connaissance, une association indépendante entre diabète de type 1 et fibrillation atriale n’a pas été étudiée.

Nous avons effectué une étude cas-témoin de sujets atteints de diabète de type 1, extraits du Fichier National Suédois du Diabète; chaque sujet diabétique était apparié avec cinq sujets contrôle pour ce qui est de l’âge, du sexe, de la région de résidence ; ils étaient sélectionnés de manière aléatoire à partir du Registre National Suédois de la Population. Les cas de fibrillation atriale étaient extraits du Registre National des Patients de Suède.

Nous avons suivi jusqu’à 36 258 patients atteints de diabète de type 1 et 179 980 sujets de contrôle entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2013. La durée médiane de suivi était de 9.7 ans (Intervalle Interquartile [IQR] 5.2-13.0) pour les patients, et de 10.2 ans (5.7-13.0) pour les contrôles. 749 (2%) sujets atteints de diabète de type 1 et 2 882 (2%) contrôles étaient également atteints de fibrillation atriale, avec un hazard ratio (HR) de 1.13 (Intervalle de Confiance [IC] 95% 1.01-1.25 ; p=0.029) chez les hommes et de 1.50 (1.30-1.72 ; p<0.0001) chez les femmes (p=0.0019 pour l’interaction). Le risque de fibrillation atriale qui était observé chez les hommes atteints de diabète de type 1 augmentait en fonction de l’altération du contrôle de la glycémie et de l’occurrence des complications rénales. Parmi les sujets normoalbinuriques, aucun risque accru de fibrillation atriale n’était noté chez les hommes atteints de diabète de type 1 qui présentaient un taux de HbA1c inférieur à 9.7% (<83 mmol/mol) ou chez les femmes atteintes de diabète de type 1 qui présentaient un taux de HbA1c inférieur à 8.8% (<73 mmol).

En comparaison avec la population générale, le risque de fibrillation atriale chez des hommes atteints de diabète de type 1 était légèrement augmenté ; chez les femmes, ce risque était augmenté de 50%. Le risque de fibrillation atriale chez les personnes atteintes de diabète de type 1 avait tendance à augmenter en fonction des complications rénales et des altérations du contrôle de la glycémie. Sofia Dahlqvist, et al, dans The Lancet Diabetes & Endocrinology, publication en ligne en avant-première, 21 août 2017

Financement :   Novo Nordisk Foundation, Swedish State (ALF agreement), Swedish Research Council (SIMSAM), Swedish Heart and Lung Foundation, Swedish Diabetes Foundation, Diabetes Wellness.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ   

mercredi 26 juillet 2017

Relâche de votre blog Actualités Scientifiques - Médicales: du 26 juillet 2017 au 21 août 2017 inclus

Plage Bora-Bora, Ksamil, Albanie
Source: Tripadvisor
Votre blog Actualités Scientifiques - Médicales fait actuellement relâche. Reprise des posts le 22 août 2017. Merci de votre fidélité!

mardi 25 juillet 2017

#trendsinecologyandevolution #science #écriture #communication Publier avec un charisme raisonné : briser les paradoxes de la science

Trois différentes cultures d’écriture scientifique, avec trois interprétations du Lièvre et la tortue. La culture A représente notre approche actuelle de l’écriture scientifique ; la culture B représente une écriture sensationnaliste, qui se retrouve en porte-à-faux avec la méthode scientifique ; et la culture C représente un style d’écriture donnant toute son importance à l’Ingrédient X et faisant championne une approche d’écriture complémentaire plutôt qu’antagoniste, tendue entre accessibilité et précision. 
Une bonne écriture est chronophage; toutefois, dans un monde où la rapidité est la force motrice de la recherche, s'agit-il d'une démarche superflue ? Nous, scientifiques passons le plus clair de notre temps à écrire, encore que notre style d’écriture entrave l'objectif même de l’exercice : la communication. Nous défendons la pratique d’une prose plus accessible, apte à augmenter l’influence de nos publications. Pour ceux qui opèrent ce changement, la preuve matérielle de leur succès sera que leur science soit lue, comprise, et remémorée. Zoé A. Doubleday, Sean D. Conell, dans Trends in Ecology and Evolution, publication en ligne en avant-première, 19 juillet 2017

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle: Science Direct / Traduction et adaptation : NZ 

lundi 24 juillet 2017

#thelancethiv #VIH #prophylaxiepréexposition #tenofovirdisoproxilfumarate #emtricitabine #préservatif Efficacité, innocuité et effet sur le comportement sexuel d’une prophylaxie pré-exposition sur demande contre le VIH chez des hommes entretenant des relations sexuelles avec des hommes : étude de observationnelle de cohorte

Source iconographique :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Plaque_comm%C3%A9morative_Jean_DIOT_Bruno_LENOIR_-_Paris_2e_-_67_rue_Montorgueil.jpeg
Les données concernant les services pourvoyeurs de prophylaxie pré-exposition (PrEP) sont rares. Nous avons mis en place une étude de cohorte, afin d’évaluer son efficacité, son innocuité et ses effets sur le comportement sexuel.

Nous avons invité des hommes et des femmes transgenre qui entretiennent des relations sexuelles avec des hommes, précédemment recrutés dans l’essai ANRS IPERGAY randomisé et contrôlé par placebo dans sept sites (six en France et un au Canada), pour participer à l’essai de prolongation  avec distribution sur demande de tenofovir disoproxil fumarate (300mg) et emtricitabine (200 mg) à prendre avant et après le rapports sexuel. Nous avons évalué l’incidence du VIH et d’autres infections sexuellement transmises (STIs), l’adhésion au PrEP, l’innocuité et le comportement sexuel. Les analyses statistiques incluaient les comparaisons des proportions et incidence entre la phase randomisée de l’essai ANRS IPERGAY et la phase en ouvert, et tous les participants ont été inclus dans les analyses d’innocuité. (…).

Entre le 4 novembre 2014 et le 27 janvier 2015, nous avons recruté 361 participants. La médiane de suivi était de 18.4 mois (Intervalle Interquartile [IQR] 17.7-19.1). Un participant, qui avait interrompu le suivi de la démarche PrEP a été infecté par le VIH. L’incidence de l’infection par le VIH était de 0.19 pour 100 personnes-années (Intervalle de Confiance [IC] 95% 0.01-1.08), en comparaison de l’incidence de 6.60 pour 100 personnes-années (3.60-11.05) mesurée dans le groupe placebo de l’étude randomisée, indiquant une réduction relative de 97% (IC 95% 81-100) de l’incidence de l’infection par le VIH dans le groupe PrEP sur demande. Les participants ont utilisé une quantité médiane de 18 cachets de médicament à l’étude par mois (IQR 11-25), et à la visite de 6 mois, 240 (71%) des 336 participants étaient détectés positifs pour le tenofovir. Les événements gastro-intestinaux liés aux médicaments ont été rapportés par 49 participants (14%) (…). Seuls 4 participants (1%) ont interrompu la démarche PrPP; trois du fait d’une augmentation de la créatinine plasmatique. La proportion des participants la pratique de relations sexuelles sans préservatif à l’occasion de leur dernier rapport sexuel anal passif a augmenté de manière significative, passant de 77% (136 participants sur 176) à la ligne de base à 86% (66 participants sur 77) à 18 mois de suivi (p= 0.0004). L’incidence d’une première STI au cours de cette phase ouverte d’essai n’a pas montré de changement significatif en comparaison de l’incidence de première STI au cours de la phase randomisée (59.0 versus 49.1 pour 100 personnes-années, respectivement ; p=0.11).

La démarche de PrEP sur demande est d’une très haute efficacité pour ce qui est de la prévention des infections par le VIH, dans la population à haut risque des hommes ayant des relations avec des hommes ; elle représente donc une alternative à la démarche de PrEP quotidienne, amplifiant ce faisant les choix de prévention de l’infection par le VIH. Des niveaux élevés de STI résultant d’une faible utilisation du préservatif n’a pas affecté l’efficacité de la PrEP, mais justifie un dépistage plus fréquent. Prof Dr Jean-Michel Molina, MD, et al, dans The Lancet HIV, publication en ligne en avant-première, 23 juillet 2017

Financement : ANRS (France Recherche Nord and Sud Sida-HIV Hépatites), the Canadian HIV Trials Network, Fonds Pierre Bergé—Sidaction, Gilead Sciences, and the Bill & Melinda Gates Foundation.

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 21 juillet 2017

#trendsincellbiology #poresnucléaires #gènes #transcription Complexes formant des pores nucléaires: un échafaudage pour le développement de la transcription?

Complexes formant des pores nucléaires (NPC) en tant qu’échafaudages de régulation pour le développement de l’expression des gènes. (A) Modèle de régulation de la protéine des pores nucléaires 210 (Nup210) de Mef2C. Dans les myoblastes, l’expression de Nup210 recrute Mef2C par l’intermédiaire de l’interaction avec la protéine adaptatrice Trip6. Mef3C se lie aux activateurs associés aux gènes cruciaux pour le développement en activant leur expression. (B) La régulation hypothétique opérée par Nup210 sur les gènes neuraux. Nup210 est requise pour la différenciation des cellules neurales progénitrices ; et, de la même façon que pour le développement musculaire, elle pourrait fonctionner comme échafaudage de recrutement des facteurs de transcription des gènes associés aux NPC, impliqués dans la différenciation neurale.      
Les complexes formant des pores nucléaires (NPCs) présentent un rôle reconnu de longue date - bien que peu compris - dans la régulation de la transcription. Récemment, Raices et al. ont débattu, dans les pages de Developmental Cell,  à propos du rôle d’échafaudage de recrutement du facteur de transcription Mef2C auprès du NPC, promouvant ce faisant la transcription des gènes NPC-associés au cours du développement musculaire.  Atsushi Satomura, Jason H. Brickner, dans Trends in Cell Biology, publication en ligne en avant-première, 19 juillet 2017

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ 

jeudi 20 juillet 2017

#trendsincellbiology #tumeur #cancer #microenvironnement #métabolisme Interactions métaboliques en microenvironnement tumoral

Caractéristiques du microenvironnement tumoral contribuant à l’hétérogénéité métabolique. Les variables intrinsèques et extrinsèques exercent une influence sur les propriétés métaboliques de la tumeur. Les variables cellulaires intrinsèques incluent les programmes génétiques, épigénétiques, et métaboliques actifs dans chaque type de cellule. Les variables cellulaires extrinsèques incluent les interactions entre les populations cellulaires hétérogènes, la disponibilité en nutriments, les gradients de concentration en déchets et de pH, la  tension en oxygène (O2), les dépôts de la matrice extracellulaire (ECM), ainsi que les pressions physiques et oxydatives. Les gradients sont indiqués par les flèches ombrées, CAF, fibroblaste cancer-associé ; TAM, macrophage tumeur-associé      
Les tumeurs sont des pseudo-organes dynamiques  contenant un grand nombre de types de cellules interagissant dans le but de créer une physiologie unique. Au sein de ce réseau, les cellules malignes font face à de nombreux défis et ajustent leurs propriétés métaboliques en fonction. De tels changements peuvent survenir et opérer de manière autonome, ou par le truchement d’interactions avec d’autres cellules dans la tumeur. 
L’objet de cette revue de littérature porte sur le remodelage de l’environnement microtumoral menant à des interactions physiopathologiques influencées et modelées par le métabolisme. Elles incluent notamment le partage de nutriments, la compétition s'établissant  autour de ce partage, et le rôle des métabolites comme molécules de signalisation. 
Des exemples de tels processus abondent dans le cadre de la physiologie des organismes en état normal ; de telles interactions métaboliques hétérocellulaires se révèlent également permissives en matière de métabolisme et de croissance tumorale. L’importance de l’ubiquité de ces processus vient d’être reconnue, et les connaissances nouvelles toutes récemment acquises sur leur rôle dans le développement et la progression des tumeurs sont maintenant mises en application dans la recherche et développement de nouvelles cibles médicamenteuses et thérapies anticancéreuses. Costas A. Lyssiotis, Alec C. Kimmelmann, et al, dans Trends in Cell Biology, publication en ligne en avant-première, 19 juillet 2017

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / traduction et adaptation : NZ

mercredi 19 juillet 2017

#thelancetoncology #cancerdusein #tamoxifène #exemestaneTamoxifène en adjuvant et exemestane chez des femmes atteintes de cancer du sein postménopausal à un stade précoce (TEAM) : 10 ans de suivi d’un essai multicentrique randomisé et ouvert de phase 3

Le cancer du sein représente encore la deuxième cause de décès par cancer chez la femme.
Source iconographique: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Most_common_cancers_-_female,_by_mortality.png  
Après un suivi médian de 5 ans, l’essai Tamoxifène Exemestane Addjuvant Multinational (TEAM) n’a rapporté aucune différence en termes de survie sans récidive entre une monothérapie exemestane et un schéma séquentiel de tamoxifène suivi par l’exemestane chez des patientes postménopausées atteintes d’un cancer du sein de récepteur-positif d’hormone à un stade précoce. Comme le risque de récidive de cancer du sein récepteur-positif d’hormone reste linéaire au-delà des cinq années suivant son diagnostic, nous avons analysé les résultats de suivi à long terme de cet essai.

L’essai TEAM, un  essai multicentrique randomisé et ouvert de phase 3, incluait des patientes postménopausées atteintes d’un cancer du sein récepteur-positif d’hormone à un stade précoce. Les patientes étaient situées dans neuf pays. Les patientes étaient réparties de manière aléatoire (1:1) par blocs de permutation (blocs de 4-8) à l’aide d’une séquence générée par ordinateur pour recevoir soit de l’exemestane en monothérapie pendant 5 ans (25 mg une fois par jour) ou un schéma séquentiel de tamoxifène per os (20 mg une fois par jour) suivi par de l’exemestane, sur une durée totale de 5 ans. Après la publication de l’essai IES, un amendement au protocole a été réalisé en date du 13 décembre 2004. Les patientes recevant le tamoxifène l’ont remplacé après 2.5 – 3 années par une thérapie à base d’exemestane pour une durée totale de traitement de 5 ans. La randomisation a été effectuée de manière centralisée dans chacun des pays où l’essai avait lieu. Les données de suivi à long terme de récidive de la maladie et de survie ont été collectées dans six pays participants et analysées sur population en intention de traiter. Le critère principal d’évaluation de l’étude était la survie sans récidive après 10 ans de suivi.

6 120 patientes provenant de la population initiale de 9 776 patientes de l’essai TEAM ont été incluses dans l’analyse actuelle de population en intention de traiter. Le suivi médian était de 908 ans (Intervalle Interquartile -IQR- 8.0-10.3). Au cours du suivi, 921 (30%) des 3 075 patientes du groupe exemestane et 929 (31%) des 3 045 patientes du groupe séquentiel ont présenté un événement jalonnant la période de survie sans récidive. La survie sans récidive à 10 ans était de 67% (Intervalle de Confiance [IC] 95% 65-69) pour le groupe exemestane et de 67% (65-69) pour le groupe séquentiel (hazard ratio 0.96, 0.88-1.05, p=0.39).

Les résultats à long terme de l’essai à long terme qu’à la fois l’exemestane seul et le traitement séquentiel avec tamoxifène suivi d’exemestane représentent des options raisonnables comme thérapie adjuvante endocrinienne chez des patientes postménopausées atteintes d’un cancer du sein récepteur-positif d’hormone à un stade précoce. Ces résultats suggèrent que l’opportunité d’individualiser la stragégie de thérapie adjuvante endocrinienne sur la base des préférences individuelles des patientes, des comorbidités, et de la tolérabilité pourrait tout à fait être possible. Marloes G M Derks, MD, et al, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant-première, 18 juillet 2017

Financement : Pfizer, Dutch Cancer Foundation

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ