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lundi 18 février 2019

#thelancetoncology #cancer #médecineprivée Tourisme médical au Royaume – Uni pour le traitement du cancer en unité de soins privée

Le "Royal Marsden Hospital", Fulham Road, Londres, Royaume-Uni - Copyright Willy Barton/Shutterstock.com

Les revenus générés en clinique privée par les soins prodigués contre le cancer sont de 278 millions £ pour la seule zone du Centre Ville de Londres en 2017, selon un rapport nouveau publié par le cabinet conseil LangBuisson, spécialisé dans le domaine de la santé. 
Il y a 25 hôpitaux hôpitaux et cliniques privés à Londres, plus 12 services de soins privés gérés par le National Health Service (NHS). Au total, ce marché pèse environ 1.55 milliards £. 
L’oncologie s’est révélée être la spécialité médicale la plus lucrative en 2017, suivi par l’orthopédie, qui, de son côté, a généré un chiffre d’affaire de 257 millions £. Les revenus des hôpitaux et cliniques privés ont diminué de presque 3% au cours de l’année précédente, bien que le les revenus générés par les unités de soins de patients privés ont cru d’environ 8%. Talha Khan Burki, et al, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant-première, 14 février 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 15 février 2019

#trendsincellbiology #cancer #immunothérapie Paysage Mutationnel et Antigénique dans la Progression des Tumeurs et de l’Immunothérapie du Cancer

Schémas Communément Rencontrés d’Infiltration Immunitaire dans les Tumeurs Humaines. Les tumeurs humaines sont souvent infiltrées de cellules immunocompétentes selon l’un des ces trois schémas communément rencontrés. (A) Les soi-disant tumeurs « froides » ne présentent globalement qu’une faible infiltration immunitaire, qui est associée à une sensibilité limitée aux (immuno)thérapies et un pronostic défavorable. (B) En revanche, les tumeurs « chaudes » présentent d’importantes infiltrations par les cellules immunitaires, qui se localisent non seulement dans les zones stromales, mais aussi à proximité des niches cellulaires malignes. De tels schémas d’infiltration sont généralement associés à une sensibilité supérieure aux (immuno)thérapies et à de meilleurs résultats. (C). Les tumeurs « exclues » peuvent aussi présenter des contenus élevés en cellules immunitaires, mais celle-ci restreignent leur localisation aux zones occupées par les cellules stromales et ne nichent pas à proximité des cellules cancéreuses. Les tumeurs exclues ressemblent à leurs homologues « froides » , pour ce qui est de leur sensibilité aux (immuno)thérapies et des résultats obtenus.  

Les néoplasies en évolution accumulent un nombre élevé de mutations non-synonymes, permettant potentiellement l’expression d’épitopes antigéniques qui peuvent être reconnus par le système immunitaire. Du fait qu’ils ne sont pas désignés comme « soi » en termes de reconnaissance sur le plan immunologique, de tels néoantigènes tumoraux (TNAs) devraient être sous contrôle immunitaire lorsqu’ils apparaissent. Cependant, les défauts génétiques empêchant l’éradication des cellules cancéreuses par le système immunitaire couplé avec l’établissement d’une immunosuppression locale peut permettre une accumulation, de TNA, phénomène généralement associé à une sensibilité aux différentes immunothérapies améliorée sur le plan clinique. Ici, nous explorons comment les facteurs tumoraux intrinsèques et les processus immunologiques façonnent le paysage mutationnel et antigénique des néoplasies évolutives et influencent ce faisant les réponses cliniques aux immunothérapies, avec pour but d’obtenir un contrôle immunologique de la maladie puissant, malgré une immunosurveillance défaillante. Ilio Vitale, et al, dans Trends in Cell Biology, publication en ligne en avant-première, 11 février 2019

Source iconographique, légendaire et récactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 14 février 2019

#trendsinendocrinologyandmetabolism #sécrétagogine #diabète Perception du potentiel de la Sécrétagogine dans le Diabète : Corrélation ou Coïncidence ?

Cerebrospinal fluid = Liquide céphalo-rachidien
Pancreatic ß-cells = Cellules  ß-pancréatiques
Corticotropin-releasing hormone-producing neurons and pituitary = Neurones producteurs de CRH et relâchement de CRH par l'hypophyse
Arcuate neurons = Neurones du noyau arqué
GI tract = tractus gastro-intestinal
Son Expression Variable selon les Tissus et des Propriétés Moléculaires Variées Font de la SCGN une Protéine à Plusieurs Facettes. Beaucoup de tissus (incluant le pancréas, le tractus gastrointestinal (GI), l’hypothalamus, l’hypophyse, et le noyau arqué) synthétisent la sécrétagogine endogène (SCGN), alors que le fluide cérébrospinal (CSF) et sa présence dans la circulation sanguine font de la SCGN une protéine omniprésente. Cependant, pour beaucoup de tissus (comme le noyau arqué), les conséquences fonctionnelles de l’expression de la SCGN restent inconnues. Une fois que la cellule synthétise la SCGN, la fonction et la disponibilité biologique de la SCGN sont gouvernées par ses propriétés moléculaires (comme par exemple son état d’oligomérisation ou la disponibilité en Ca2+). Du fait du nombre important de combinaisons entre ces facteurs et d’autres partenaires interagissant, la régulation spatiotemporelle de l’action de la SCGN s’exprime, croit-on, à plusieurs niveaux. De plus, une conformation caractéristique de la SCGN (indiquée par les flèches dans le modèle de SCGN ci-dessus) pourrait agir comme site de liaison hydrophobe pour de petites molécules ou hormones peptidiques. 

La sécrétagogine (SCGN) est une protéine se liant au calcium* présente en abondance dans les cellules neuroendocrines en générale et dans les cellules ß-pancréatiques en particulier. La SCGN soumet la sécrétion d’insuline à régulation par le truchement de plusieurs interactions Ca2+-dépendantes. De récentes études attribuent un rôle de la SCGN dans la physiologie de la cellule ß et les fonctions extracellulaires de l’insuline, faisant de la SCGN une candidate intrigante dans la recherche en diabétologie. Ici, nous proposons un thème combinant les divers rôles de la SCGN en pathologie diabétique. Selon notre opinion, la SCGN est une protéine candidat sur le plan thérapeutique, imputable à son rôle dans le maintien des cellules ß, des fonctions neuronales, et dans l’efficacité de l’insuline. Afin d’examiner les perspectives thérapeutiques de la SCGN, nous restreignons les propriétés supposées de la SCGN à celles concernant le diabète et mettons en avant les stratégies permettant de déterminer le rôle précis de la SCGN, à la fois dans la pathogénèse et dans la prévention du diabète. Anand Kumar Sharma, et al, dans Trends in Endocrinology & Metabolism, publication en ligne en avant-première, 13 février 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

*source : www.fr.esbe.com

mercredi 13 février 2019

#thelancetoncology #cancerdelaprostate #enzalutamide Résultats rapportés par les patients à la suite de l’administration d’enzalutamide ou de placebo chez des hommes atteints de cancer de la prostate non-métastasé résistant à la castration (PROSPER) : étude de phase 3 multicentrique, randomisée, en double-aveugle

Cancer de la prostate primaire s'étant propagé vers os (métastases)
Source iconographique: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Diagram_showing_prostate_cancer_that_has_spread
Dans l’essai PROSPER randomisé, en double-aveugle, l’enzalutamide a amélioré de manière significative la survie sans métastases chez les patients atteints de cancer de la prostate non métastasé résistant à la castration. Ici, nous rendons compte des résultats de cette étude, pour ce qui est des paramètres autoévalués rapportés par les patients.

Dans cet essai PROSPER de phase 3 randomisé, en double-aveugle, contrôlé par placebo, réalisé dans 254 centres d’études situés dans le monde entier, des patients âgés de 18 ans ou plus, atteints de cancer de la prostate résistant à la castration et présentant un niveau d’antigène spécifique de la prostate (PSA) doublant sur une période allant jusqu’à dix mois, ont été répartis de manière aléatoire (2:1) à l’aide d’un système internet interactif de reconnaissance vocale, pour recevoir per os l'enzalutamide (160 mg par jour) ou le placebo.  
La randomisation était stratifiée en fonction de la période à l’issue de laquelle le niveau de PSA avait doublé, et de l’utilisation d’une molécule de ciblage de l’os à la ligne de base. 
Le critère d’évaluation principal de l’essai était la survie sans métastases, rapporté dans un autre compte rendu. 
Les critères d’efficacité secondaires, étant l’objet du présent article, étaient la progression de la sensation de douleur (mesure réalisée à l’aide de l’échelle du Brief Pain Inventory Report Short Form (questionnaire BPI-SF) et la qualité de vie liée à la santé [(…) mesure réalisée à l’aide des questionnaires EORTC QLQ-PR25, EQ-5D-FL, EQ-VAS, et FACT-P]. Les patients ont renseigné lesdits questionnaires à la ligne de base, à la semaine 17, et toutes les 16 semaines par la suite jusqu’à interruption du traitement. Nous avons fait usage de seuils prédéfinis pour l’identification des changements significatifs sur un plan clinique. Le recrutement pour inclusion dans l’essai PROSPER est maintenant terminé ; et le suivi se poursuit toujours, à l'heure actuelle (12 février 2019).

Entre le 26 novembre 2013 et le 28 juin 2017, 1 401 patients ont été recrutés et répartis ou hasard dans les groupes: 933 patients ont été assignés au groupe recevant l’enzalutamide (Groupe Enzalutamide) et 468 patients ont été assignés au groupe recevant le placebo (Groupe Placebo). La période médiane de suivi était de 18.5 mois (Intervalle Interquartile [IQR] 10.7-29.2) dans le groupe enzalutamide et de 15.1 mois (7.4-25.9) dans le groupe placebo. Les mesures à la ligne de base rapportées par les patients étaient similaires entre les deux groupes. 
Les changements, exprimés en estimation moyenne des moindres carrés de la ligne de base à la semaine 97, étaient en faveur de l’enzalutamide versus placebo pour ce qui est du bien-être social et du bien-être en famille (FACT-P) (0.30 [Intervalle de Confiance [IC] 95% de -0.25 à 0.85] versus -0.64 [de -1.51 à 0.24] ; différence 0.94 [IC 95% de 0.02 à 1.85] ; p=0.045) et en défaveur de l’enzalutamide versus placebo pour ce qui est des symptômes liés au traitement hormonal, mesurés via le questionnaire EORTC QLQ-PR25 (1.55 [de 0.26 à 2.83] versus -1.83 [de -3.86 à 0.20] ; différence 3.38 [de 1.24 à 5.51] ; p=0.0020) ; aucun de ces changements était significatif sur le plan clinique. Aucune différence significative n’était observée entre les traitements pour ce qui est des changements observés à la semaine 97 par rapport à la ligne de base, concernant les résultats d’autres mesures effectuées chez les patients.
La période de temps s’écoulant jusqu’à progression significative de la douleur, évaluée par questionnaire BPI-SF, était significativement plus longue sous enzalutamide que sous placebo (médiane 36.83 mois, [IC 95% de 34.69 à valeur non atteinte (NA) versus NA. hazard ratio (HR) 0.75 [IC 95% de 0.57 à 0.97] ; p=0.028). (…). La période de temps s’écoulant jusqu’à aggravation des symptômes significative sur le plan clinique était plus longue sous enzalutamide que sous placebo pour de qui est du questionnaire EORTC QLQ-PR25 - symptômes urinaires - (médiane 36.86 mois [IC 95% de 33.35 à NA] versus 25.86 [de 18.53 à 29.47] ; HR 0.58 [IC 95% de 0.46 à 0.72] ; p<0.0001) et symptômes intestinaux (33.15 [de 29.50 à NA] versus 25.89 [de 18.43 à 29.67] ; 0.72 [de 0.59 à 0.89] ; p=0.0018); de même que pour ce qui est de la qualité de vie liée à la santé évaluée par le score total réalisé au questionnaire FACT-P (22.11 [de 18.36 à 25.86] versus 18.43 [de 14.85 à 19.35] ; 0.83 [de 0.69 à 0.99] ; p=0.037), du bien être émotionnel (36.73 [de 33.12 à 38.21] versus 29.47 [de 22.18 à 33.15] ; 0.69 [de 0.55 à 0.86] ; p=0.0008), et des sous-évaluations de l’évolution du cancer de la prostate (18.43 [de 14.85 à 18.66] versus 14.69 [de 11.07 à 16.20] ; 0.79 [de 0.67 à 0.93] ; p=0.042), bien qu’aucune différence significative n’ait été relevée pour ce qui est des autres scores FACT-P.
La période de temps écoulé jusqu’à aggravation significative des symptômes liés au traitement hormonal, selon le questionnaire EORTC QLQ-PR25 était plus courte sous enzalutamide que sous placebo (médiane 33.15 mois [IC 95% de 29.60 à NA] versus 36.83 [de 29.47 à NA] ; HR 1.29 [IC de 1.02 à 1.63] ; p=0.035).
La période de temps écoulé jusqu’à détérioration du score EQ-VAS était significativement plus longue sous enzalutamide que sous placebo (médiane 22.11 mois [IC 95% de 18.46 à 25.66] versus 14.75 [de 11.07 à 18.17] ; HR 0.75 [IC 95% de 0.63 à 0.90] ; p=0.0013).

Les patients atteints de cancer de la prostate non métastasé résistant à la castration recevant l’enzalutamide ont présententé une survie sans métastases plus longue par rapport aux patients recevant le placebo, tout en maintenant un niveau faible de sensation de douleur, de symptômes liés au cancer de la prostate et un niveau élevé de qualité de la vie lié à la santé. L’enzalutamide a présenté un bénéfice clinique en retardant la progression de la douleur, l’aggravation des symptômes, et la diminution du status fonctionnel, par rapport au placebo. Ces résultats suggèrent que l’enzalutamide représente une option de traitement qui devrait être discutée avec les patients atteints de cancer de la prostate à haut risque non métastasé et résistant à la castration. Prof. Bertrand Tombal, MD, et al, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant-première, 12 février 2019

Financement : Astellas Pharma Inc, Medivation LLC (compagnie du groupe Pfizer)

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ   

mardi 12 février 2019

#thelancet #hépatiteC #antiviraux #actiondirecte Résultats cliniques obtenus chez des patients atteints d’hépatite C chronique après traitement par antiviraux à action direct : étude prospective de cohorte

Virus de l'hépatite C
Source iconographique: https://medlineplus.gov/hepatitisc.html

Bien que des antiviraux à action direct aient été utilisés de manière intensive pour traiter des patients infectés chroniquement par le virus de l’hépatite C (VHC), leur efficacité clinique n’a pas été convenablement rapportée. Nous avons comparé l’incidence de décès, de carcinome hépatocellulaire, et de cirrhose décompensée entre les patients traités par les antiviraux à action directe, dans la cohorte Française ANRS CO22 Hepater.

Nous avons réalisé une étude prospective chez des patients adultes atteints d’infection chronique par le VHC recrutés dans 32 centres d’expertise en pathologie hépatique situés en France. Nous avons exclu les patients atteints d’hépatite B chronique, les patients présentant un historique de cirrhose décompensée, de carcinome hépatocellulaire, de transplantation hépatique, et les patients qui suivaient un traitement à base d’interféron-ribavirine avec ou sans inhibiteurs des protéases de première génération. Les co-critères principaux d’évaluation de l’étude étaient l’incidence de mortalité toutes causes confondues, de carcinome hépatocellulaire, et de cirrhose décompensée. L’association entre les antiviraux à action directe et ses résultats était quantifiée à l’aide d’un modèle à risque proportionnel de Cox dépendant du temps. (…).

Entre le 6 août 2012, et le 31 décembre 2015, 10 166 patients étaient déclarés éligibles pour intégration dans cette étude. 9 895 (97%) patients étaient en possession d’un dossier de suivi convenablement renseigné et étaient inclus dans les analyses. La période médiane de suivi s’est établie à 33.4 mois (Intervalle Interquartile [IQR] 24.0-40.7). 
Le traitement par antiviraux à action directe a été instauré au cours de la période de suivi chez 7 344 patients alors que chez 2 551 patients, le traitement par antiviraux à action directe n’avait pas été instauré comme indiqué par la dernière visite de suivi. 
Au cours du suivi, 218 patients sont décédés (129 étaient sous traitement, 89 n’étaient pas sous traitement), 258 ont rapporté un carcinome hépatocellulaire (187 patients sous traitement, 71 chez les patients non sous traitement), et 106 ont présenté une cirrhose décompensée (74 patients sous traitement, 32 patients non sous traitement). 
L’exposition aux antiviraux à action directe était associée à un risque accru de carcinome hépatocellulaire (hazard ratio non ajusté [HR] 2.77, Intervalle de Confiance [IC] 2.07-3.71) et de cirrhose décompensée (3.83, 2.29-6.42). 
Après ajustement par rapport aux variables (âge, sexe, indice de masse corporelle, origine géographique, voie d’infection possible, score de la fibrose, infection au VHC non préalablement traitée, génotype du VHC, consommation d’alcool, diabète, hypertension artérielle, variables biologiques, modèle de score de maladie hépatique en phase terminale chez les patients atteints de cirrhose), l’exposition aux antiviraux à action directe était associée à une diminution de la mortalité toute cause confondue (HR ajusté 0.48, IC 95% 0.33-0.70) et carcinome hépatocellulaire (0.66, 0.46-0.93), et n’était pas associée à une cirrhose décompensée (1.14, 0.57-2.27).

Le traitement par antiviraux à action directe est associée à un risque de mortalité et de carcinome hépatocellulaire réduit, et devrait être pris en considération chez tous les patients atteints d’infection chronique au VHC. Prof Fabrice Carrat, PhD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 11 février 2019

Financement :  INSERM-ANRS (France Recherche Nord & Sud Sida-HIV Hépatites), ANR (Agence Nationale de la Recherche), DGS (Direction Générale de la Santé), MSD, Janssen, Gilead, AbbVie, Bristol-Myers Squibb, and Roche.

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

lundi 11 février 2019

#thelancetrespiratorymedicine #exclusif #fibrosepulmonaireidiopathique #transplantationpulmonaire Transplantation Pulmonaire comme Traitement de la Fibrose Pulmonaire Idopathique

Scanner de poumons atteints de Fibrose Pulmonaire Idiopathique (PFI).

La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est une maladie pulmonaire évolutive associée à pronostic défavorable. La transplantation pulmonaire est la seule intervention ayant montré une amélioration de l’espérance de vie chez les patients atteints de FPI, présentant toutefois des défis particuliers à affronter. 
Dans cette revue de littérature, nous discutons de l’approche proactive dans la gestion des comorbidités de la fibrose, comme le reflux gastro-oesophagien, l’hypertension artérielle pulmonaire, la maladie coronarienne, et les maladies malignes. Du fait de la dimension réduite de la communauté des donneurs potentiels, il n'est pas possible de répondre à la demande; d'où l’importance inacceptable de la mortalité chez les patients inscrits sur liste d’attente. Dans ce contexte, nous discutons des différents systèmes de distribution des organes mis en œuvre à l’heure actuelle, au niveau international; et explorons la rapide évolution vécue dans le domaine de la transplantation chez les patients atteints de PFI pour ce qui est de la thérapie contre la fibrose, des avancées technologiques des systèmes d’assistance respiratoire extracorporelle, des avancées dans la compréhension des données génétiques de la maladie, et de l’importance d’une approche multidisciplinaire holistique des soins. 
Finalement, nous prenons en considération les potentielles avancées auxquelles on peut s’attendre au cours de la prochaine décennie, envisagées dans l’amélioration des résultats de l’application de la transplantation chez les patients atteints de PFI à un stade avancé.   Peter M George, PhD, et al, dans The Lancet Respiratory Medicine, publication en ligne en avant-première, 6 février 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 8 février 2019

#Cell #cellule #croissance #ADN #protéines Une Croissance Cellulaire Excessive Cause une Dilution du Cytoplasme et Contribue à la Sénescence


DNA : Cytoplasme = Rapport [ADN/Cytoplasme]
Cell Size = Dimension de la Cellule
Cell Cycle Arrest / Replicative Aging / Senescence = Arrêt du Cycle Cellulaire / Vieillissement Réplicatif / Sénescence
Cell Function and Proliferative Potential = Fonction Cellulaire et Potentiel de Prolifération
RNA and Protein Concentration = Concentration en ARN et Protéine

La dimension des cellules varie beaucoup en fonction des types de cellules, en fonction du type spécifique de cellules et des conditions de croissances toutefois (…). La raison pour laquelle le maintien de la taille d’un type cellulaire spécifique est importante et reste une question peu connue. Ici, nous montrons que la croissance au delà d'une certaine taille de la levure bourgeonnante et des cellules primaires de mammifères connaissent une altération de leur induction génique, de la progression de leur cycle cellulaire ainsi que de leur signalisation. Ces défauts sont dus à une incapacité propre aux cellules de grande taille d’augmenter leur biosynthèse des acides nucléiques et des protéines ; ce qui conduit à une dilution du cytoplasme. Nous montrons ensuite que ce défaut de mise à niveau quantitatif de certains constituants cellulaires, au-delà d’un seuil critique de la dimension de la cellule, est imputable à l’ADN, comme facteur limitant. Sur la base de l’observation selon laquelle les cellules en sénescence sont grandes et présentent beaucoup des phénotypes propres aux cellules de grande taille, nous proposons que le rapport [ADN/cytoplasme] permettant le soutien d’une fonction cellulaire optimale se situe dans un intervalle bien précis et que les taux dépassant les limites de cet intervalle contribuent au vieillissement. Gabriel E. Neurohr, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 7 janvier 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ