lundi 19 août 2019

#thelancetoncology #carcinomecellulairerénal #axitinib Traitement individualisé avec axitinib chez des patients atteints de carcinome cellulaire rénal métastasé après traitement avec inhibiteurs du point de contrôle immunitaire : étude multicentrique de phase 2 à simple bras

Carcinome cellulaire rénal à cellules claires.
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Clear_cell_renal_cell_carcinoma_high_mag.jpg

Les thérapies par administration d’inhibiteurs du point de contrôle immunitaire représentent la norme de soins chez les patients atteints de carcinome cellulaire rénal métastasé. Les options de traitement après thérapie à l’aide d’inhibiteurs de point de contrôle immunitaire comprennent notamment des inhibiteurs de la tyrosine kinase du récepteur du facteur de croissance endothélial vasculaire (VEGF-R), bien qu’aucune donnée prospective quant à leur utilisation dans ce contexte ne soit disponible. 
L’axitinib est un inhibiteur du VEGF-R ; des données soutiennent l’augmentation de son activité en fonction de l’augmentation de la dose administrée, lors de son utilisation dans des protocole de titration de dose. Notre but était de poursuivre des investigations sur l’activité de l’axitinib lorsqu’administré dans le cadre de protocoles de titration de dose, chez des patients atteints de carcinome cellulaire rénal métastasé, préalablement traités avec un inhibiteur du point de contrôle immunitaire.

Nous avons réalisé un essai de phase 2 d’administration de l’axitinib à l’aide d’un algorithme de dosage individualisé. Étaient éligibles des patients âgés de 18 ans et plus, atteints de carcinome cellulaire rénal à cellules claires localement récidivant ou métastasé confirmé par histologie ou cytologie, présentant un indice de performance Karnofsky de 70% ou plus et une pathologie quantifiable ; et qui, en outre, avaient bénéficié de l’administration d’inhibiteur du contrôle immunitaire comme traitement le plus récent. (…). Les patients ont reçu l’axitinib à raison de 5 mg deux fois par jour comme dose de départ, puis augmentée (protocole de titration de dose) de 1 mg tous des 14 jours (c’est – à – dire 5 mg deux fois par jour, puis 6 mg deux fois par jour, jusqu’à 10 mg deux fois par jour comme dose maximale) s’il n’y avait pas d’événements indésirables de grade 2 ou plus à relever (mucosite, diarrhée, syndrome main-pied, ou fatigue). 
Si l’un de ces événements indésirables de grade 2 ou plus survenait, l’administration d’axitinib était interrompue pendant trois jours avant reprise de son administration à la même dose. Les doses administrées étaient réduites si des récurrences d’événements indésirables de grade 2 étaient relevées, malgré les pauses de traitements ou si des événements de grade 3-4 survenaient. L’objectif principal de l'essai était la survie sans progression. Des analyses ont été réalisées per protocole chez tous les patients qui avaient reçu au moins une dose d’axitinib. Cet essai, dont le recrutement est achevé, est toujours en cours. (…).

Entre le 5 janvier 2016 et le 21 février 2018, 40 patients ont été recrutés et ont reçu au moins une dose du traitement à l’étude. Avec une durée médiane de suivi de 8.7 mois (Intervalle Interquartile -IQR- 3.7 – 14.2); la durée médiane de survie sans progression était de 8.8 mois (Intervalle de Confiance -IC- 5.7 – 16.6). 
Fatigue (83%) et hypertension (75%) étaient les événements indésirables les plus communément rencontrés. L’événement indésirable de grade 3 le plus communément relevé était hypertension (24 patients [60%]). Un évènement indésirable de grade 4 (lipase élevée) est survenu ; aucun évènement de mortalité liée au traitement n’est survenu. Des évènements indésirables graves sont survenus chez huit (20%) patients ; les plus communément relevés étant déshydratation (n=4) et diarrhée (n=2).

Un dosage personnalisé de l’axitinib chez des patients atteints de carcinome cellulaire rénal métastasé préalablement traité à l’aide d’inhibiteurs du point de contrôle immunitaire n’a pas atteint le critère seuil d’efficacité sur la survie survie sans progression, mais ces données montrent que ce schéma individualisé de titration de dose est réalisable et présente une activité clinique forte. Ces résultats prospectifs justifient la prise en compte de l’axitinib dans ce contexte. Moshe C Ornstein, MD, et al, dans The Lancet Oncology, Early Online Publication, 16 août 2019

Financement: Pfizer

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 25 juillet 2019

Relâche de votre blog Actualités Scientifiques - Médicales : du 25 juillet 2019 au 18 août 2019 inclus

My-Khe beach, Da Nang, Vietnam
Source: www.tripadvisor.com.my
Votre blog Actualités Scientifiques - Médicales fait actuellement relâche. Reprise des posts le 19 août 2019. Merci de votre fidélité !

mercredi 24 juillet 2019

#trendsinecologyandevolution #évolution #écosystèmes #métabolisme #changementclimatique Vers l’Intégration des Études intégrant l’Évolution, le Métabolisme, et les Changements Climatiques des Écosystèmes Marins

Déplacements horizontaux et verticaux dans les niches géographiquesDepth = Profondeur
 Latitude = Latitude
Le déplacement de niche géographique dans un Écosystème permanent surviendra non seulement sur le plan horizontal (de 1 à 2) (comme par exemple la tropicalisation latidunale observées dans les communautés marines), mais aussi sur un plan vertical dans la colonne d’eau (de A à B) (comme par exemple, les zones d’expansion minimale d’oxygène auront un impact sur la niche géographique de zooplancton, exerçant finalement une influence sur le « flux actif de carbone » et la séquestration du carbone dans les profondeurs de l’océan). 

Les changements environnementaux globaux défient la structure et le fonctionnement des écosystèmes. Cependant, les mécanismes des changements environnementaux globaux affectant les écosystèmes restent à élucider. Les processus biologiques et physiques à la fois complexes et interactifs traversant l’espace spatio-temporel à très grande échelle que constitue un écosystème en font un problème formidable à résoudre. Un cadre unificateur - basé sur des théories écologiques, prenant en considération les niches écologiques fondamentales et réalisées* en combinaison avec les études sur les changements métaboliques évolutionnaires et climatiques – est nécessaire, afin de permettre la compréhension des mécanismes requise pour évaluer et prévoir le futur des communautés marines, de leurs écosystèmes et de leurs services. Federico Baltar, et al, dans Trends in Ecology & Evolution, publication en ligne en avant-première, 24 juillet 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ   

*voir  https://fr.wikipedia.org/wiki/Niche_%C3%A9cologique (note de l’éditeur du présent post sur le blog)

mardi 23 juillet 2019

#trendsincancer #métastasescérébrales #SNC Amélioration du ciblage des métastases cérébrales au niveau du Système Nerveux Central par Rupture de la Barrière Hématotumorale

Anatomie et Physiologie de la Barrière Hémato-Encéphalique dans son état normal
Les cellules endothéliales des capillaires du cerveau sont étroitement retenues les unes aux autres par des jonctions serrées continues et expriment les transporteurs d’efflux P-gp et BCRP. Les processus relevés aux pieds astrocytaires contribuent à sceller et soutenir la BHE. La microglie, où siège les cellules immunitaires cérébrales, peuvent exercer une influence sur la perméabilité de la BHE par le truchement de cascades inflammatoires et constituent une réponse innée aux pathogènes à l’intérieur du cerveau. Abréviations : BBB, barrière hémato-encéphalique ; BCRP, protéine de résistance au cancer du sein ; Pgp, Glycoprotéine-P ; RBC, globule rouge  
Les métastases cérébrales représentent environ 80% des tumeurs intracrâniennes. A un stade tardif de développement tumoral, correspond un pronostic sombre, avec des patients dont la période de survie au moment du diagnostic est inférieure à deux ans. Une survie faible peut être imputable à des modalités limitées de traitement efficace. Une des raisons de ces taux élevés d’échecs est due à l’existence de la barrière hémato-encéphalique (BHE) et à celle de la barrière hémato-tumorale (BHT), qui limitent l’accès des chimiothérapies efficaces aux lésions métastatiques. Les stratégies permettant de surmonter ces obstacles comprennent, entre autres, les nouvelles entités moléculaires capables de traverser le parenchyme cérébral, les formulations nouvelles des chimiothérapies existantes, et les techniques disruptives. Ici, nous passons en revue la physiologie de la BHE et la physiopathologie de la BHT. De plus, nous passons en revue les limitations des traitements pratiques en routine ainsi que les trois méthodes actuelles explorées pour la disruption BHE/BHT pour l’amélioration de l’administration de chimiothérapies ciblant les tumeurs cérébrales. Samuel A. Sprowls, et al, dans Trends in Cancer, publication en ligne en avant-première, 20 juillet 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

lundi 22 juillet 2019

#thelancet #lune #médecinespatiale Atterrissage sur la lune : médecine spatiale et héritage du projet Apollo

L’astronaute Edwin E Aldrin Jr, pilote du module lunaire, marche sur la surface de la lune dans l’exercice de son activité extravéhiculaire au cours de la mission Apollo 11, le 20 juillet 1969. C’est l’astronaute Neil A Armstrong, commandant, qui prit la photo.  

Le 20 juillet 1969, après une descente finale périlleuse, Neil Armstrong, commandant d’Apollo 11 et Edwin « Buzz » Aldrin Jr, pilote du module lunaire firent leur historique atterrissage sur la surface de la Lune. L’Administration Nationale de l’Aéronautique et de l’Espace des États-Unis (NASA) estime qu’au total, 400 000 personnes ont été impliquées dans cet effort. La main-d’œuvre du Projet Apollo avait travaillé sans relâche afin d’atteindre le but fixé par le président John F Kennedy des USA en 1961 de propulser un équipage humain jusqu’à la surface de la lune et de l’en faire revenir sur terre vivant, avant la fin de la décennie. Le Projet Apollo vit la technologie de pointe, la technologie et l’ingénierie appliquée à réaliser un exploit qui, incontestablement, restera au faîte de l’exploration dans l’histoire de l’espèce humaine. Le vol d’Apollo 11 avait été précédé d’un calendrier extrêmement serré de validation de lancement de nouveaux vaisseaux spatiaux et technologies spatiales nouvelles, testés en orbite autour de la Terre et de la Lune. Kevin Fong, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 20 juillet 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ  

vendredi 19 juillet 2019

#Cell #glioblastome Modèle Intégratif des États Cellulaires, de la Plasticité, et de la Génétique du Glioblastome

scRNA-seq of glioblastoma = Séquençage d'ARN d'une cellule unique
TCGA deconvolution = Déconvolution à partir de l'Atlas Génomique du Cancer
Experimental models = Modèles expérimentaux

Plusieurs facteurs génétiques, épigénétiques et développementaux président à l’existence du glioblastome, tumeur incurable et peu connue; leur caractérisation précise reste un défi. Ici, nous utilisons une approche intégrative transversale de séquençage d’ARN au niveau d’une cellule unique de 28 tumeurs, d’analyse génétique et de mesure d’expression génique de grande ampleur de 401 spécimens de l’Atlas du Génome du Cancer (TCGA), d’approches fonctionnelles, et du traçage de lignée cellulaire ayant pour origine une cellule unique ; pour fabriquer un modèle unifié d’états cellulaires et de diversité génétique du glioblastome. Nous déterminons ainsi que les cellules malignes de glioblastomes se présentent sous quatre formes principales d’états cellulaires représentant les différents types de cellules nerveuses, sont influencées par le microenvironnement tumoral, et sont douées d'une plasticité. La relative fréquence des cellules représentant chaque stade varie selon les échantillons de glioblastome et est influencée par le nombre de copies de gènes résultant de l’amplification des loci CDK4, EGFR, PDGFRA et par les mutations du locus NF1 ; favorisant chacun un état défini. Notre travail fournit une ébauche descriptive du glioblastome, intégrant les programmes des cellules malignes, leur plasticité, et leur modulation par les divers facteurs génétiques. Cyril Neftel, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 18 juillet 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

Déconvolution : opération mathématique par laquelle on récupère un objet intégré dans image dégradée par le bruit et le flou.

scRNA : single cell RNA = ARN d’une cellule unique

jeudi 18 juillet 2019

#trendsincognitivesciences #primates #rangsocial Rang Social et Régulation Génique : Conservation et Contexte-Dépendance chez les Primates

Female macaque = Macaque femelle
Human = Humain
Male baboon = Babouin mâle
Relations Conservées et Contexte-Dépendantes entre Rang Social et Régulation des Gènes de l’Immunité.
(A) À la fois chez les macaques rhésus mâles et femelles, un rang social peu élevé est lié à une plus faible expression des gènes impliqués dans la défense antivirale (gauche) et une expression plus élevée des gènes impliqués dans les voies de signalisation proinflammatoires (droite). (B) Les gènes impliqués dans la défense antivirale sont également plus fortement exprimés chez les femelles macaques au rang social élevé dans le cas d’exposition aux lipopolysaccharides bactériens. Cependant, ce schéma est inversé en cas d’exposition au guardiquimol viral. Un exemple de cette relation contexte-dépendante est montré pour la viperin, un gène clé de la restriction chez les virus (…). (C) En cas d’exposition aux bactéries et à la ligne de base à la fois, les gènes impliqués dans les voies de signalisation proinflammatoires sont plus fortement exprimés chez les femelles macaques au rang social peu élevé, mais ce schéma est inversé chez les babouins mâles. Les flèches blanches indiquent le sens de l’enrichissement. 

Les modèles actuels suggèrent qu’un rang social peu élevé affecte les fonctions immunitaires en augmentant l’inflammation, compromettant ce faisant la défense antivirale. Alors que ce tableau semble conservé, d’une certaine façon, de récentes études montrent que l’empreinte de la régulation génique sur le rang social dépend aussi du contexte local et de la nature des hiérarchies sociales. Noah D. Simons et Jenny Tung, dans Trends in Cognitives Sciences, publication en ligne en avant-première, 15 juillet 2019

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ