vendredi 17 janvier 2020

#Cell #toxoplasma #différenciation Identification d’un Régulateur de Différenciation Majeur chez Toxoplasma

Processus conduisant à l'initiation du programme de transcription des bradyzoïtes

Toxoplasma gondii infecte de manière chronique un quart de la population mondiale, et sa recrudescence cause une maladie potentiellement mortelle chez les sujets immunodéprimés et des lésions oculaires récidivantes chez les immunocompétents. En phase aigue de processus infectieux, les tachyzoïtes se différentient en bradyzoïtes, caractéristiques de la phase chronique du processus infectieux, formant des cystes intracellulaires résistants (…) aux thérapies existantes. La base moléculaire de cette différenciation est inconnue, malgré des essais efficaces de déclenchement efficaces par stress en culture. Par le truchement de dépistages par Cas-9 et profilage unicellulaire, nous identifions un facteur de transcription (BFD1) similaire à Myb (Myb-like) nécessaire à la différenciation sur culture cellulaire et chez la souris. Il survient une accumulation de BDF1 en situation de stress et son expression synthétique est suffisante pour gérer la différenciation. En cohérence avec sa fonction comme facteur de transcription, BDF1 se lie aux promoteurs de gènes spécifiques à un phase et représente un contrepoids aux facteurs ApiAP2, dépeignant ainsi notre vision actuelle de la régulation génique du parasite. BDF1 représente donc un « interrupteur » génétique permettant d’étudier et de contrôler la différenciation de Toxoplasma, qui permettra des avancées dans les domaines de la prévention et du traitement des infection chroniques. Benjamin S. Waldman, et al, dans Cell, publication en ligne en avant-première, 16 janvier 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

jeudi 16 janvier 2020

#trendsinecologyandevolution #marqueursnucléaires #taxonomie #métazoaire Plaidoyer pour une Standardisation des Marqueurs Nucléaires pour la Taxonomie de l’ADN des Métazoaires

Séquence des Evénements d’Implémentation des Copies Uniques de Gènes de Métazoaires Équivalents sur le Plan Fonctionnel (orthologues) (USCOs) comme Système Universel de Marqueurs pour l’Abornement et l’Identification des Espèces. (…).

La simplicité du séquençage du code-barre ADN a propulsé un système d’identification des espèces universellement applicable à travers les embranchements zoologiques. Cependant, le fait de s’appuyer sur un fragment d’ADN mitochondrial unique présente un certain nombre d’inconvénients qui peuvent induire en erreur l’abornement et l’identification des espèces. L’implémentation de marqueurs nucléaires multiples atténuerait les limites du système actuel de code-barre de l’ADN si ces marqueurs sont applicables chez toutes les espèces, s’ils comprennent suffisamment d’information pour distinguer les espèces les plus proches, et si le séquençage et l’analyse des ces marqueurs peut être automatisée. Alors que les coûts de séquençage continuent de baisser, nous pensons qu’il est maintenant temps d’étendre les usages des codes à barre de l’ADN. Notre argumentation repose sur le fait que presque chaque copie unique universelle de gènes codant pour des protéines nucléaires fournit les caractéristiques souhaitées et pourrait être utilisée pour aborner et identifier de manière fiable les espèces animales. Jonas Eberle, et al, dans Trends in Ecology and Evolution, publication en ligne en avant-première, 15 janvier 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mercredi 15 janvier 2020

#thelancetgastroenterologyandhepatology #cancerdupancréas #nabpaclitaxel #gemcitabine Nab-paclitaxel plus gemcitabine chez des patients atteints de cancer du pancréas localement avancé (LAPACT) : étude multicentrique ouverte de phase 2

Cancer du pancréas. Cellules cancéreuses formant une grosseur dans le tissu pancréatique.
Source iconographique et légendaire: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pancreatic_Cancer.jpg

Les options de traitement chez les patients atteints de cancer du pancréas localement avancé non résécable sont rares. Les résultats d’une sous analyse de l’essai MPACT de phase 3 sur le cancer du pancréas métastasé suggère une activité potentielle du cocktail nab-paclitaxel + gemcitabine contre le cancer du pancréas avancé. L’objectif de cette étude de phase 2 était d’évaluer l’innocuité et l’efficacité de [nab-paclitaxel + gemcitabine] chez des patients atteints de cancer du pancréas localement avancé naïfs de traitements.

Cette étude multicentrique internationale, ouverte, de phase 2 (LAPACT) a été réalisée dans 35 sites situés dans cinq pays (USA, France, Espagne, Canada, et Italie). Les patients présentant un statut de rendement ECOG (Eastern Cooperative Oncology Group) de 0 ou 1 ont reçu six cycles d’induction de [nab-paclitaxel 125 mg/m2 + gemcitabine 1 000 mg /m2] (jours 1, 8, et 15 de chaque cycle de 28 jours). Après induction, les patients ne présentant ni pathologie en progression ni évènements indésirables intolérables étaient éligibles pour recevoir un traitement continu au choix de l’investigateur : [nab-paclitaxel + gemcitabine] en continu, radiochimiothérapie, ou chirurgie. Le critère principal était: période de temps écoulée jusqu’à inactivité du traitement administré ; les critères secondaires étaient : contrôle de la maladie, réponse globale, survie sans progression, taux de survie globale, innocuité et qualité de vie. Les résultats d’efficacité étaient analysés dans la population en intention de traiter, et les résultats d’innocuité étaient analysés dans la population traitée. (…). Cet essai est achevé.

Entre le 21 avril 2015 et le 26 avril 2018, 107 patients ont été recrutés dans l’étude. 106 ont reçu le médicament à l’étude ; un patient parmi les patients recrutés n’a pas reçu de traitement. 44 (41%) des 107 patients recrutés ont interrompu l’induction ; principalement du fait d’événements indésirables (22 [21%] patients). 62 (58%) des 107 patients recrutés ont suivi le traitement d’induction jusqu’au bout et 47 (44%) patients ont, par la suite, suivi le traitement en continu au choix de l’investigateur : 12 (11%) ont poursuivi le traitement [nab-paclitaxel + gemcitabine], 18 (17%) ont reçu la radiochimiothérapie, et 17 (16%) ont subi une chirurgie (…). 
15 (14%) patients ont poursuivi la prise des traitements d’induction jusqu’au bout mais n’ont pas reçu le traitement dit « en continu ».  La période médiane de temps s’écoulant jusqu’à inactivité du traitement était de 9.0 mois (Intervalle de Confiance [IC] 90% 7.3 – 10.6) ; la période de survie sans progression était de 10.9 mois (IC 90% 9.3 – 11.6), et la médiane de survie globale était de 18.8 mois (IC 90% 15.0 – 24.0). Au cours de l’induction, 83 patients ont obtenu un contrôle de leur maladie et le taux de contrôle était de 77.6% (IC 90% 70.3 – 83.5). (…). 
Les évènements indésirables de grade 3 ou plus apparaissant pendant le traitement les plus fréquents dans la population traitée au cours de la période d’induction étaient neutropénie (35 [33%] patients sur 106), anémie (12 [11%]), et fatigue (11 [10%]). Les évènements indésirables graves apparaissant pendant le traitement d’induction les plus fréquents étaient pneumonie (cinq [5%] patients), pyrexie (cinq [5%]), et neutropénie fébrile (trois [3%]). Aucun décès n’a été causé par des évènements indésirables liés aux traitements au cours de la phase d’induction, et la qualité de vie était globalement maintenue chez la plupart des patients.

Les données de cet essai soutiennent la tolérance et l’activité du [nab-paclitaxel + gemcitabine] dans le cadre d’un traitement contre le cancer du pancréas localement avancé, et un potentiel de conversion d’une pathologie localement avancée non résécable en une pathologie résécable sur le plan chirurgical. Le profil d’innocuité était, de manière générale, cohérent avec des données précédemment publiées. Prof Philip A Philip, MD, et al, dans The Lancet Gastroenterology and Hepatology, publication en ligne en avant-première, 14 janvier 2020

Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

Financement : Celgene

mardi 14 janvier 2020

#trendsincancer #obésité #insuline #cancer Liens Mécanistiques entre Obésité, Insuline et Cancer

Portrait d'un homme en surpoids, l'amiral Michel - Adrien Ruyter. Tableau de Jacob Jordaens, vers 1650.
Source: https://www.flickr.com/photos/havala/4080543257

L’obésité et le diabète de type 2 (T2D) augmentent la prévalence et aggravent le pronostic d’une douzaine de types différents de tumeurs ; cependant, le mécanisme de cette association reste l’objet d’un très vif débat. Ici, nous discutons du rôle potentiel de l’insuline comme médiateur hormonal du métabolisme tumoral et de l’accroissement de la résistance à l’insuline associée à l’obésité.

Les taux d’obésité ont bondi au cours des cinquante dernières années, avec plus de 70% des adultes américains actuellement en surpoids ou obèses. Des preuves toujours plus nombreuses indiquent un lien entre obésité et risques augmentés de nombreuses autres maladies, dont le cancer. Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (États-Unis) ont, à ce jour, associé 13 types distincts de tumeurs au surpoids et à l’obésité, incluant cinq des dix cancers les plus communément diagnostiqués, à savoir les cancers mammaire, colorectal, rénal, thyroïdien et endométrial). Ajoutant du crédit au lien causal entre obésité et risque de cancer, le gain de poids est associé à une augmentation de 20% à 50% du risque de diagnostic de tumeur associée au poids (œsophagienne, rénale, colorectale, hépatique et vésicale). 
L’association entre perte de poids et risque diminué de cancer reste est plus mitigée : des études ont suggéré un effet bénéfique - bien que modeste - d’une perte de poids dans la réduction du risque de cancer ; alors que la perte de poids après diagnostic d’un cancer est prédictive de moins bons résultats thérapeutiques. Prises dans leur ensemble, ces observations semblent indiquer qu’alors que l’obésité – ou que certaines perturbations survenant secondairement à l’obésité – pourrait contribuer au déclenchement de la croissance tumorale ou de la progression tumorale; et, lorsque la tumeur a atteint une taille critique, au risque de cachexie cancéreuse, induisant ce faisant une capacité altérée de réponse aux traitements curatifs et un déclin fonctionnel marqué diminuant les bénéfice potentiels de la baisse des taux d’insuline dus à une perte de poids (…). Rachel J. Perry et Gerald I. Shulman, dans Trends in Cancer, publication en ligne en avant-première, 14 janvier 2020

Source : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

vendredi 10 janvier 2020

#thelancetoncology #cancerdelaprostate #scoredegleason Approches de l’apprentissage en profondeur pour l’évaluation des biopsies de la prostate par le score de Gleason

Imagerie par microscopie optique d'un cancer de la prostate. Copyright J.L. KEMENY / SCIENCE PHOTO LIBRARY

Les scores de Gleason sont appliqués par les pathologistes sur la base de la morphologie du cancer de la prostate pour décrire la perte de structure du tissu; ils sont fortement corrélés avec l’agressivité de la maladie et le devenir des patients. 
Le système de classification Gleason catégorise les tissus tumoraux en 5 niveaux de configurations, allant du niveau 1 (risque faible) au niveau 5 (risque élevé). Bien que le score de Gleason soit, depuis longtemps déjà, associé au risque de récidive et de métastatisation du cancer de la prostate, de nombreuses divergences de vues sont à dénombrer entre les observateurs, pour ce qui est notamment des grades intermédiaires de la maladie. L’observation en profondeur, une approche dite « automatique » réalisée à l’aide de l’imagerie utilisant des agents marqués (…) s’est montrée utile dans une grande variété de domaines similaires en pathologie numérique.  
Deux articles originaux publiés dans The Lancet Oncology par Ström et al et Bulten et al*, utilisent l’observation en profondeur et le système de score de Gleason d’évaluation du degré d’un cancer de la prostate dans les images numériques obtenues sur des biopsies. Anant Madabhushi, Michael D Feldman, Patrick Leo, Commentaire, dans The Lancet Oncology, publication en ligne en avant-première, 8 janvier 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

mercredi 8 janvier 2020

#trendsinanalyticalchemistry #isolation #phytothérapie Isolation chimique et caractérisation d’échantillons complexes en phytothérapie

Illustration du cadre fondamental et des principaux contenus de cette revue de littérature

Herbal medicine = Phytothérapie
HILIC = Chromatographie Liquide à Interaction Hydrophile
SFC = Chromatographie en Phase Fluide Supercritique
2D-chromatography = Chromatographie en deux dimensions

La phytothérapie a suscité, en son temps, un grand intérêt dans le monde. Cependant, l'isolation et la caractérisation des différentes composants contenus dans les herbes reste un défi à relever. Les techniques avancées impliquées dans cette tache d’identification, incluant principalement les interactions hydrophiles en chromatographie liquide, la chromatographie des fluides supercritique, la chromatographie en deux dimensions et la chromatographie préparative, ont montré un développement continu dans ces dernières années. Outre le résumé des progrès et applications réalisés en phytothérapie au cours des cinq dernières années, leur combinaison avec la spectrométrie de masse, (…) d’autres techniques sont introduites en détail dans cette revue de littérature. Qing Fu, et al, dans Trends in Analytical Chemistry, publication en ligne en avant-première, 7 janvier 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ

mardi 7 janvier 2020

#trendsincellbiology #génome #vieillissement La Protection du Génome Vieillissant

Trois niveaux de défense contre les dommages causés à l’ADN
(I)La régulation des molécules toxiques, telles que les radicaux libres, les acyles réactifs, et la S-adénosyl-méthionine limitent l’ampleur des dommages survenant à l’ADN. (II) Les tentatives de réparation de l’ADN corrigeant les dommages pouvant survenir suite aux dommages de l’ADN soit de cause endogène soit exogène, mais pouvant également survenir suite aux processus métaboliques de l’ADN comme la réplication de l’ADN. (III) Si la réparation échoue, et que les dommages s’accumulent, la cellule peut activer des programmes menant à un interruption du cycle cellulaire, nommé sénescence, ou au déclenchement de la mort cellulaire programmée par apoptose.

Des preuves toujours plus nombreuses suggèrent que les dommages causés à l’ADN jouent un rôle central. Plusieurs niveaux de défense sont apparus, avec pour but de réduire l’accumulation d’ADN endommagé, les molécules en cause dans les dommages causés à l’ADN, réparant l’ADN endommagé, et induisant la sénescence ou l’apoptose en réponse à l’accumulation d’ADN endommagé. Les mutations, ainsi que les voies de signalisations défaillantes peuvent mener à un vieillissement prématuré et un déclin des organes vitaux lié au vieillissement ; soutenant l’hypothèse selon laquelle le maintien d’un génome intact  est primordial pour la santé humaine. La compréhension de la manière dont nous gérons la manière dont les dommages causés à l’ADN pourraient nous fournir des éléments sur les processus de vieillissement et ; plus précisément, la manière dont le maintien d’un ADN déficient se manifeste dans divers phénotypes liés à l’âge. Ces connaissances pourrait mener au développement d’interventions novatrices visant à prolonger la vie. Michael A. Petr, et al, dans Trends in Cell Biology, publication en ligne en avant-première, 6 janvier 2020

Source iconographique, légendaire et rédactionnelle : Science Direct / Traduction et adaptation : NZ