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vendredi 16 mars 2012

Santé mentale et surdité

On a découvert en 1997 que le gène qui code la protéine nommée "connexine 26" (DFNB1) est responsable de 50% des surdités congénitales ou prélinguales, quel que soit le pays concerné (56% en France).
Source inconographique et légendaire: http://www.cochleefrance.fr/genetique.html 
La surdité est une pathologie hétérogène, avec des conséquences sur le développement social, émotionnel et cognitif. Le début de la surdité survient avant l'acquisition du langage chez environ 7 personnes sur 10 000. Des taux augmentés d'incidence de problèmes mentaux sont rapportés chez les personnes atteintes de surdité. Beaucoup d'entre elles se définissent comme membres d'une minorité culturelle utilisant le langage des signes. Dans cette revue de littérature, nous décrivons la charge occasionnée par ces troubles mentaux sur le plan social, et les obstacles aux soins qui y sont liés. 
Environ un quart (1/4) des personnes sourdes montrent des handicaps autres, avec des besoins élevés en termes de soins spécifiques à prodiguer. La recherche relative aux facteurs affectant la santé mentale chez les enfants sourds montre qu'un accès précoce à toute forme efficace de communication avec des membres de la famille ou des personnes atteintes également de cette pathologie, est souhaitable. Un accès amélioré à la santé et aux systèmes de soins psychologiques peuvent être obtenus auprès de services spécialisés, dont les professionnels sont formés à la communication avec les personnes sourdes et les interprètes en langue des signes. Dr Johannes Fellinger MD et al, in The Lancet Vol 379, Issue 9820, Pages 1037 - 1044, The Lancet Online Headlines 16 March 2012

Source: www.thelancet.com / Traduction et adaptation: NZ

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