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lundi 18 mai 2015

#thelancet #couverturemaladieuniverselle #paysenvoiededéveloppement Financement de la couverture maladie universelle – effets de la mise en place de structures fiscales alternatives sur les systèmes de santé publique : modélisation transfrontalière dans 89 pays à bas revenus et moyen revenus

En France, Les personnes sans ou avec peu de ressources peuvent aussi avoir accès aux soins. La Couverture Maladie Universelle (CMU) permet de couvrir les dépenses.
Source: http://www.lejdc.fr/nievre/actualite/pays/morvan/2013/07/24/la-couverture-maladie-universelle-cmu-s-etend-a-plus-de-demandeurs_1637025.html
Le moyen de financer le progrès en direction de la couverture maladie universelle dans les pays à bas revenus et à revenus moyens est sujet suscitant des débats passionnés. Nous avons poursuivi des investigations afin de déterminer comment la mise en place de structures fiscales alternatives pouvaient affecter les systèmes de couverture maladie, à la fois sur le plan qualitatif (éventail des gammes de pathologies couvertes, par exemple) et sur le plan quantitatif (amplitude de couverture sur le plan financier par exemple).

Nous avons utilisé un modèle longitudinal transfrontalier à effets fixes,  afin de déterminer les relations existantes entre les différents types d’impôts, systèmes de couverture maladie,  et résultats concernant la santé de la mère et de l’enfant dans 89 pays à revenus faibles ou moyens sur la période couvrant les années 1995 à 2011.

Les revenus provenant de la perception des impôts a représenté un déterminant statistique majeur du progrès vers un système de couverture maladie universelle. A chaque tranche additionnelle de 100 $ US de revenus par habitant provenant de la fiscalité a correspondu une augmentation annuelle de dépenses de santé de 9.86 $ (Intervalle de Confiance [IC 95%] 3.92-15.8) par les gouvernements, après ajustement au PIB par habitant. Cette association a montré une forte corrélation pour ce qui est des impôts prélevés sur les revenus des capitaux, gains et profits assimilés (16.7 $, de 9.16 à 24.3), mais pas pour ce qui est des taxes à la consommation de biens et services (-4.37 $, de -12.9 à 4.11). Dans les pays à bas revenus fiscaux faibles (<1 000 $ par habitant et par an), un revenu fiscal additionnel de 100 $ par an a permis une substantielle augmentation de la proportion de naissances en présence d’un personnel qualifié de 6.74 % (IC 95% 0.87-12.6) et une rallonge de la couverture financière de 11.4 % (5.51-17.2). Les taxes à la consommation, représentant une forme plus régressive d’imposition pouvant affecter l’accès des plus pauvres aux biens de consommation essentiels, étaient associés à des taux augmentés de mortalité post-natale, de mortalité infantile, et de taux de mortalité des enfants au-dessous de 5 ans. Nous n’avons pas détecté d’associations délétères dans des cadres où règnent les impôts sur revenus générés par les  capitaux, gains et profits assimilés, à tendance progressive.

L’augmentation des recettes fiscales nationales fait partie intégrante des moyens pour parvenir à la mise en place de la couverture maladie universelle, plus particulièrement dans les pays à faibles taux d’imposition. Une politique fiscale favorable aux populations défavorisées est de nature à soutenir une politique de couverture maladie universelle sans entraves, avec des résultats que l’on observe dans des environnements soumis à une imposition directe plus importante. Des politiques progressives d’imposition, mises en place dans un cadre favorisant les populations défavorisées, pourrait permettre d’amplifier les progrès, en vue d’atteindre les objectifs internationaux majeurs en matière de santé. Dr Aaron Reeves, PhD et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 14 mai 2015

Financement :  Commission of the European Communities (FP7–DEMETRIQ), the European Union's HRES grants, and the Wellcome Trust.  

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ