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jeudi 16 juillet 2015

#thelancet #animauxpollinisateurs #nutritionhumaine #santéglobale Effets de la diminution du nombre de animaux pollinisateurs sur la nutrition humaine et la santé globale : analyse par modélisation

Dans un rapport du 10 mars 2011, le PNUE* revient sur les menaces qui pèsent sur les insectes pollinisateurs au premier rang desquels figure les abeilles. L'ONU craint pour la sécurité alimentaire des populations et en appelle aux gouvernements.
Source iconographique et légendaire: http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport-pnue-declin-abeille-12127.php4
La diminution anthropique des animaux pollinisateurs et les effets associés sur la nutrition humaine sont une croissante préoccupation. Nous avons quantifié les effets sur la nutrition et la santé, associés à une diminution de la diminution de la prise de nourriture pollinisateur - dépendante sur les populations humaines dans le monde.

Nous avons constitué une base de données concernant l’apport de 224 types de nutriments dans 156 pays. Nous avons quantifié la composition des nutriments et la dépendance des pollinisateurs vis-à-vis de la nourriture disponible pour estimer l’amplitude des réductions possibles en micronutriments et des prises de nourriture pour différentes populations au niveau national, tout en maintenant constante la prise alimentaire en termes de calories ingérées - avec des produits alimentaires de base en guise de nourriture de remplacement. Nous avons estimé les changements pollinisateur-dépendants dans les populations déficientes en micronutriments par l’estimation pondérée par rapport à la population de la moyenne des besoins et par la méthode des seuils observés. Nous avons estimé les fardeaux dus aux maladies non contagieuses, aux maladies contagieuses, et aux maladies liées à la malnutrition à l’aide du dispositif d’évaluation comparative des risques dus à la charge mondiale de morbidité générale en 2010.

Avec l’hypothèse de la disparition complète des pollinisateurs, 71 millions de personnes (Intervalle de Confiance -IC- 95% 41-262) vivant dans des contrées à faibles revenus pourraient devenir déficients en vitamine A, et 2.2 milliards (1.2-2.5) d’individus supplémentaires, dont la consommation se situe déjà au-dessous du bolus requis, pourraient subir une nouvelle diminution des apports en vitamine A. On estime à 173 millions (134-225) et 1.23 milliard d’individus respectivement, concernés un défaut d'apport en folate selon ce même schéma.  Une diminution de 100% en services rendus par les pollinisateurs pourrait provoquer la réduction de la production en fruits de 22.9% (19.5-26.1), en légumes  de 16.3% (15.1-17.7), en noix et en graines de 22.1% (17.7-26.4), avec une hétérogénéité par pays significative. Au total, ces changements en matière nutritionnelle pourraient provoquer une augmentation de la mortalité globale annuelle due aux maladies non-contagieuses et aux maladies liées à la malnutrition de 1.42 million (1.38-1.48) et années de vie corrigées du facteur invalidité (DALYs) de 27.0 millions (25.8-29.1), une augmentation de 2.7% des décès et de 1.1% des DALYs. Une diminution de 50% des services en matière de pollinisation pourrait être associée à 700 000 décès annuels additionnels et de 12.2 millions DALYs.

La diminution des animaux pollinisateurs pourrait provoquer un fardeau supplémentaire significatif en termes de maladies non contagieuses et de déficiences en micronutriments. Matthew R Smith, PhD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 15 juillet 2015

Financement : Winslow Foundation, Bill & Melinda Gates Foundation.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

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