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vendredi 1 juillet 2016

#thelancet #oeilcontralatéral #dystrophierétiniennehéréditaire #thérapiegéniqueAAV2 #exclusif Sécurité et durabilité de l’effet de l’administration dans l’œil contralatéral du produit d’une thérapie génique AAV2 chez des patients atteints de cécité causée par des mutations RPE65 apparue dès l’enfance : essai de phase 1

Rétinopathie pigmentaire.
Source iconographique: http://www.snof.org/encyclopedie/r%C3%A9tinopathie-pigmentaire
L’efficacité et la sécurité d’une injection sous-rétinienne d’un virus recombinant adéno-associé (VAA) contenant le gène RPE65 (AAV2-Hrpe65v2) chez des sujets atteints de dystrophie rétinienne héréditaire ont été montrées dans une étude d'augmentation de doses de phase 1. Ce résultat, lié à la nature bilatérale de la maladie, et son utilisation prévue pour son traitement, nous a conduits à déterminer la sécurité de l’administration de AAV2-hRPE65v2 dans l’œil contralatéral chez des patients recrutés dans cette étude de phase 1.

Dans cette étude de phase 1, une dose de AAV2-Hrpe65v2 (1.5 x 1011 copies de génome d’un vecteur rétroviral) dans un volume total de 300 μL a été injecté par voie sous-rétinienne dans les yeux contralatéraux -n’ayant pas subi d’injections précédentes- de 11 enfants et adultes (âgés de 11-46 ans au moment de la seconde administration) atteints de dystrophie rétinienne héréditaire causée par des mutations RPE65, 1.71-4.58 années après l’injection sous rétinienne initiale. Nous avons étudié la sécurité, la réponse immune, les fonctions rétiniennes et visuelles, la vision fonctionnelle, et l’activation du cortex visuel sur une période de 3 ans à partir de la ligne de base ; les sujets sont toujours en observation. (…).

Aucun événement indésirable grave  relié au VAA n’a été rapporté, et les événements indésirables liés à la procédure étaient d’intensité modérée pour la plupart (formation de dellen chez trois patients et cataracte chez deux patients). Un patient a développé une endophtalmie bactérienne et a été exclu des analyses, de ce fait. Nous avons noté des améliorations en termes d’efficacité chez la plupart des patients sans manifestation significative d’immunogénécité. En comparaison avec la ligne de base, l’analyse mutualisée de données de 10 participants a montré des améliorations en termes de mobilité moyenne et de sensibilité du champ visuel total à la lumière dans l’œil injecté au jour 30 qui a persisté sur une période de 3 ans à partir de la ligne de base (mobilité : p=0.0003, sensibilité du champ visuel total à la lumière blanche : p<0.0001); toutefois, aucun changement n’a été noté dans les yeux précédemment injectés sur la même période de temps (mobilité : p=0.7398, sensibilité du champ visuel total à la lumière blanche : p=0.6709). Des changements en acuité visuelle sur une période de 3 ans à partir de la ligne de base n’étaient pas significatifs dans l’analyse mutualisée effectuée sur les « deuxièmes yeux » ou les yeux précédemment injectés (p>0.49 pour toutes les comparaisons par rapport à la ligne de base).

À notre connaissance, AAV2-hRPE65v2 représente la première thérapie génique effectuée avec succès administré dans l’œil contralatéral. Ces résultats apportent un éclairage sur l’utilisation de la mesure de plusieurs paramètres permettant de définir quelles sont ceux sur lesquels la thérapie génique exerce les effets bénéfiques les plus manifestes. Prof Jean Bennett, MD, et al, dans The Lancet, publication en ligne en avant-première, 30 juin 2016

Financement :     Center for Cellular and Molecular Therapeutics at The Children's Hospital of Philadelphia, Spark Therapeutics, US National Institutes of Health, Foundation Fighting Blindness, Institute for Translational Medicine and Therapeutics, Research to Prevent Blindness, Center for Advanced Retinal and Ocular Therapeutics, Mackall Foundation Trust, F M Kirby Foundation, and The Research Foundation—Flanders.

Source: The Lancet Online / Traduction et adaptation: NZ

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